Le vocabulaire de la crise expliqué pour les nuls. – R-éveillez vous

Échec du système économique monétaire capitaliste oligarchique.

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Le vocabulaire de la crise expliqué pour les nuls.

Une agence de notation, à quoi ça sert ? Quand un État emprunte de l’argent, qui rembourse-t-il ? Un marché, c’est quoi ? Vous ne comprenez rien à la crise ? Pas de panique, voici toutes les réponses à ces questions qui vous tracassent.

Le vocabulaire de la crise expliqué à un enfant de 8 ans (ou presque)

« Face aux menaces des agences de notation et la crainte de la perte de son triple A, la France a de plus en plus de mal à emprunter sur les marchés, l’intérêt de sa dette s’envole… Une solution néanmoins : les Eurobonds ? »

Vous non plus, vous n’avez pas compris un traître mot ?

Au contraire, vous vous posez encore plus de questions comme : « pourquoi les agences de notation sont si puissantes ? », ou alors « à quoi ça sert, un triple A ? » et encore « au fait, qui touche les intérêts de la dette ? ».

L’abécédaire pour bien comprendre la crise

– A, comme AAA :

C’est la meilleure note qu’une agence de notation (voir « A, comme agence de notation ») peut par exemple attribuer à une entreprise ou à un État. Une sorte de Saint Graal qui attire l’argent.

Le AAA, ou triple A, signifie que « Le risque est quasi nul » pour ceux qui prêtent : ils récupéreront leur argent à coup sûr. Traduction sur un marché : « Investissez ! Achetez sans risque et sans peur ».

Pour les emprunteurs (comme les États) qui profitent de cette note, c’est la garantie de bénéficier d’un taux d’emprunt très bas. Plus la note descend, plus le taux augmente. C’est le paradoxe de ce système : moins une entité est en capacité de rembourser, plus on lui propose des taux d’intérêt élevés et plus elle aura du mal à rembourser.

Viennent ensuite les notes : AA, A, BBB, BB etc. Voir le tableau de notation ici.

– A, comme agence de notation :

Il y en a plusieurs, mais les trois plus influentes sont Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s. Leur rôle ? Noter la solvabilité des emprunteurs. En clair : évaluer leur capacité à rembourser l’argent qu’ils empruntent sur les marchés.

Pourquoi sont-elles si puissantes ? Tout simplement parce qu’elles sont très respectées et écoutées par tous les acteurs de la finance mondiale : les banques, les États, les entreprises privées, les fonds de pension etc. Bref, toutes personnes susceptibles de prêter de l’argent.

Lire : « Les agences de notation au coeur des scandales financiers ».

Voir la carte du monde, vue par les agences de notation.

– B, comme bourse :

Les bourses de valeurs ou marchés financiers sont des lieux où s’échangent différents « produits financiers », comme les actions et les obligations. On peut y acheter à la fois des matières premières mais aussi des participations dans des entreprises ou encore des « reconnaissances de dette ».

La Bourse joue le double rôle d’être à la fois un lieu de financement pour les entreprises, les États ou les collectivités (émission d’actions ou d’obligations) mais également un lieu de placement (investisseurs).

– D, comme dette(s) :

Le montant de la dette française s’élève à plus de 1.690 milliards d’euros (85 % du PIB) et augmente de 110 milliards par an. En empilant cette dette en tas de billets, on atteint les dimensions de l’Arc de Triomphe (voir l’illustration ici) .

Mais qui détient cette dette ? Autrement dit, à qui la France paye-t-elle ses intérêts ?

En fait, il s’agit de nombreux acteurs différents : des États, des entreprises privées et, bien sûr, des banques. La dette française est détenue à plus de 65 % par des « non-résidents » français, le reste par des « résidents » français.

Lire : « Comment est composée la dette publique et à qui appartient-elle ?

– D, comme déficit public :

On parle de déficit public lorsque les dépenses de l’État (administration, éducation, sécurité sociale etc.) sont supérieures aux recettes (impôts et charges sociales).

Les budgets publics sont mesurés chaque année. Dans la majorité des pays, l’État perd de l’argent. Dans le cas opposé, on parle d’excédent budgétaire.

À noter qu’aucun gouvernement n’a présenté un budget en équilibre depuis 25 ans en France.

Lire : « Quelle est la différence entre la dette publique et le déficit budgétaire ».

– E, comme Eurobonds :

Les Eurobonds n’ont pas encore été créés. On en parle souvent comme l’une des solutions à la crise de l’euro. Mais qu’est ce que c’est exactement ?

Ce seraient des titres de dette communs aux États européens. Titres garantis par l’ensemble des États membres de la zone euro, afin de permettre aux pays incapables d’emprunter sur les marchés à des conditions acceptables. En clair : de pouvoir se financer malgré une économie dépressive.

Lire : « Tout savoir sur les Eurobonds » sur Le Post.

– F, comme FESF :

Le Fonds de secours de la zone euro (FESF) a été mis en place en 2010. Son but : venir en aide aux pays en difficulté financière en leur prêtant de l’argent. Il est doté d’une capacité de 440 milliards d’euros et d’une note AAA, ce qui lui permet d’emprunter aux meilleurs taux (meilleurs que ceux de l’Italie ou de la Grèce, par exemple).

Lire : « Le FESF, c’est quoi ? »

– I, comme inflation :

L’inflation est présentée comme le mal absolu, le monstre (voir vidéo), le grand méchant. Il s’agit en fait d’une baisse durable de la valeur d’une monnaie, un phénomène persistant qui fait monter les prix.

C’est notamment la bête noire de la BCE, dont la mission première est la stabilité des prix.

– K, comme Krach (boum hue) :

S’il n’existe pas de définition officielle d’un Krach, les économistes s’accordent à dire que le terme s’impose quand un indice boursier (le CAC40 en France) perd plus de 10 % en une journée, ou plus de 20 % en quelques jours.

Le cas est apparu 2 fois : en octobre 1929 et en octobre 1987. Et cette chute durable n’a pas que des conséquences sur la finance, mais aussi sur l’économie réelle : baisse de la consommation, baisse des investissements, baisse des crédits, etc.

– R, comme récession :

La récession est un phénomène qui décrit la baisse consécutive sur deux trimestres de l’économie d’un pays. Si la croissance française est négative pendant 6 mois, on parle alors de récession.

Le mot fait peur, il est même tabou pour les politiques, qui préfèrent parler de « mauvaise passe », voir de « croissance négative ».

Lire : « Cette crise est plus qu’une récession ».

– S, comme subprime :

Puisqu’il n’est jamais mauvais de rappeler l’origine de la crise, une piqûre de rappel sur les subprimes s’impose.

Lire : « La crise des subprimes pour les nuls » sur Le Post.

Fait notable, ces subprimes, ou crédits immobiliers, revendus par paquet sur les marchés financiers (voir « B, comme bourse), avaient bénéficié d’une note AAA de la plupart des analystes financiers, dont les agences de notation (voir « A, comme agence de notation).

source : http://www.lepost.fr Montage Le Post d’après Martine

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