Le lobbyisme

Le lobbyisme est une activité visant à influencer les processus décisionnels politiques et législatifs normaux afin de détourner les décisions vers un résultat qui privilégie une solution nettement à l’avantage d’un tiers et non purement comme solution à la problématique initiale.

Le lobbyisme correspond globalement aux démarches entreprises par un lobbyiste pour représenter les intérêts d’un lobby, d’un client, d’une entreprise ou d’une organisation. Il s’agit de communications, orales ou écrites, en vue d’influencer une décision d’un titulaire d’une charge publique.

L’origine du mot anglais lobby signifie littéralement « vestibule » ou « couloir ». Les premières utilisations politiques de ce terme datent du xixe siècle.

Le mot lobby est aujourd’hui employé pour désigner les groupes d’intérêts eux-mêmes. Ces groupes interviennent aussi dans les espaces étroitement liés aux médias afin d’influencer les journalistes, dans les milieux de la recherche afin d’influencer les chercheurs et auprès des pouvoirs publics afin d’y faire entendre leurs revendications ou de les influencer par divers moyens.

D’un point de vue plus traditionnel on préfère désigner les lobbies de « groupes d’influence », « groupes d’intérêt » ou « groupes de pression », mais la notion de « lobbies » suppose que le groupe d’intérêt organise sa représentation auprès des décideurs politiques. Elle suppose aussi des moyens financiers permettant d’employer les services de cabinets de lobbying ou de se doter de services internes de lobbying, comme le font les firmes industrielles et les coalitions d’entreprises.

Les opérations lancées par les professionnels du lobbying (lobbyistes), parfois élaborées de façon non transparente, ont amené certains pays à l’encadrer par une législation (tout particulièrement les États-Unis, dès 1945, puis le Canada en 2005). En Europe, le législateur hésite encore à fixer des règles de transparence obligatoires.

Le lobbying d’affaire est ainsi chargé d’une connotation péjorative dès ses origines du fait qu’il recourt communément à des moyens d’influence et des stratégies qui échappent à la transparence attendue des arguments en démocratie. Cette connotation péjorative s’est encore renforcée au cours des années 1980 et 1990 avec l’éclatement de crises sanitaires (amiante, sang contaminé, farine animale, éthers de glycol…) où le rôle de certains groupes de pression industriels ou corporatistes minimisant les risques grâce à l’action de cabinets de lobbying a été dénoncé par des chercheurs scientifiques (notamment les toxicologues Henri Pézerat et André Cicolella) et des associations de victimes. Par exemple, il arrive que des stratégies de lobbying mises en œuvre par des industriels aillent jusqu’à fourvoyer le système de prévention sanitaire afin de maintenir le commerce de produits qui ont un impact particulièrement délétère.

Le lobbyisme est donc illégal, parce qu’il s’agit d’une activité de corruption idéologique dont l’influence sur les solutions est profitable pour une minorité au lieu de résoudre complètement une problématique de société et ainsi, être profitable à l’ensemble de la collectivite.

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