Un milliardaire patriote

Échec du système gouvernemental politique représentatif totalitaire, du système économique monétaire capitaliste oligarchique et du système juridique législatif.

Il s’agit là du plus dangereux parfait mélange pour le peuple : concentration du pouvoir et concentration de la richesse.

Vos élus sont les marionnettistes qui gouvernent et qui gèrent. Ils décident à votre place ce qui est bon pour vous, mais surtout ce qui est bon pour EUX afin de les maintenir au pouvoir pour qu’ils puissent continuer à accélérer leur enrichissement individuel.

La population sont les marionnettes qui subissent et qui encaissent.

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Un milliardaire patriote

La mondialisation néolibérale a produit une « super classe » de riches qui a comme caractéristique de n’avoir aucune loyauté envers l’intérêt national. Dans ce contexte, il est assez rare de voir un milliardaire prendre pour mission la défense des intérêts de son peuple. C’est pourtant le cas de Pierre-Karl Péladeau, nommé récemment à la présidence du CA d’Hydro-Québec (HQ).

Un milliardaire patriote… Sceptiques ?

Les sceptiques seront confondus, ce qui ne les empêchera pas de continuer à faire leur danse de la pluie autour de cette nomination. Pour les autres, demeurez attentifs ! Un match de titans commence : Péladeau c. Desmarais. L’enjeu, le contrôle de notre État, les assises de notre nation. Cette nomination du gouvernement Marois fait réagir. L’argument qu’on entend : un milliardaire en vaut un autre : « Imaginez si Charest avait nommé Desmarais fils au CA d’Hydro-Québec »

C’est pourtant déjà fait.

En effet, le CA d’ H-Q est entièrement contrôlé par Paul Desmarais, un grand maitre dans l’utilisation des CA [1]. C’est même la clé de la montée en puissance de son empire. La différence entre lui et Pierre-Karl Péladeau ? Desmarais avance masqué pour se servir, alors que Péladeau se présente dans la transparence pour servir.

Le V.P. de Power corp, Michel Plessis-Bélair, domine le CA d’H-Q. Il est même le président du Comité d’éthique (rassurant) ! Pour les autres, 18 des 21 membres sont des donateurs au PLQ [2], plantés là pour mettre les énormes actifs de l’entreprise au service des amis du régime.

Et, ça donne une privatisation à la pièce (centrales au gaz, éoliennes, droits pétrolier, etc.), déjà bien engagée. Et des milliards de pertes durant les neuf années de régime libéral. Bilan désastreux (quoique non exhaustif) que le député Daniel Breton a présenté de manière percutante à l’Assemblée Nationale

Ce saccage d’H-Q n’est qu’un des exemples qui démontre que le régime de Jean Charest nous a fait passé de « Maitres chez nous » à « Traîtres chez nous ».

Le défi qui attend Pierre-Karl Péladeau pour redresser HQ est considérable. Il passe par la confrontation de l’Empire Desmarais qui ne lui fera pas de quartiers. Ajoutez à cela de puissants réseaux d’intérêts qui ne lâcheront pas facilement prise sur le plus gros donneur d’ordres au Québec (4 milliards $ par année), sur lesquels la corruption prélève une « taxe ». Sans compter les forces d’inerties qui vont s’opposer aux mesures visant à faire des gains importants de productivité.

Ajoutez à cela que, comme président du CA, Pierre-Karl Péladeau devra être la voix de l’actionnaire pour l’implantation de la nouvelle stratégie énergétique du Québec, le plan proposé par Daniel Breton : « Maitres chez nous Phase 2 », un écho au programme politique de Jean Lesage de 1962 (Maitres chez nous : la nationalisation de l’hydroélectricité), politique mise en place suite à un bras de fer avec les « Trusts » (comme on appelait alors les capitaux anglos).

C’est cette nationalisation qui a permis la montée en puissance d’Hydro-Québec, et qui a donné un élan déterminant à la Révolution tranquille : (« Hydro Québec a participé à l’affirmation du Québec depuis les 50 dernières années » (PKP)).

La nomination de Pierre-Karl Péladeau signale donc la reprise du contrôle du vaisseau amiral de notre économie des mains des pirates qui le squattaient depuis 9 ans. Une étape importante du redressement national et de l’enclenchement d’une dynamique politique qui vise la rupture. Elle constitue donc un temps fort de la gouvernance souverainiste.

Pierre-Karl Péladeau, en acceptant de relever ce défi, n’ignore pas qu’il participe à un rééquilibrage des forces à la fois politique, économique et médiatique, terrains dominé depuis très longtemps par l’Empire Desmarais.

Par ailleurs, quel sera l’effet de cette nomination chez Québecor Média ? Un réalignement, un réveil pour la défense des intérêts supérieurs du peuple, depuis trop longtemps négligés ? Ce sont justement les lacunes de l’agence QMI, préoccupation qui était la mienne lors de la dernière campagne électorale, en août 2012, qui m’avaient amené à écrire une lettre ouverte à Pierre-Karl Péladeau.

Je lui soumettais que des idéologues de cubicules avaient pris la contrôle de l’agence QMI, et que cela était contraire à ses intérêts à longs terme. Je l’incitais à assumer l’héritage de son père et à « faire coïncider ses intérêts avec ceux du peuple ».

Une bouteille à la mer, une initiative dérisoire ? De source certaine, je peux vous dire que sa décision d’assumer cette mission est motivée par son devoir de fidélité envers son père qui inspire sa démarche, son sentiment d’appartenance à ce peuple qu’il aime profondément et dont il connaît l’histoire, de même que le défi que pose son existence dans sa trajectoire historique.

Ce qui m’amène à la la conviction clairement acquise que nous avons affaire à un milliardaire patriote ! Une espèce rarissime.

Pourquoi Pierre Karl Péladeau s’investit-il de cette mission patriotique ? Entre autres parce qu’il a une formation en philosophie et qu’il a compris que le défi est existentiel , comme le disait Nietzsche à propos de la tâche du philosophe « Poser énergiquement la question de l’existence (…) le philosophe doit discerner ce qui est nécessaire ».

Et ce qui est nécessaire, dans le contexte, c’est la volonté, le caractère et surtout, les moyens pour mener à bien sa mission historique. Celle de contrer les visées de Paul Desmarais qui dépassent la stratégie de la « Dépossession tranquille » du Québec. Des visées qui portent, au final, sur un fantasme morbide, celui de nous réduire à un simple groupe ethnique dans son beau grand Canada, bref celui d’étouffer et d’éteindre notre nation.

Mais PKP en aura t il le temps ? Compte tenu de l’enjeu, l’Empire Desmarais n’a qu’un choix : faire tomber le gouvernement Marois ! Plan mis en action dans l’urgence selon le texte prémonitoire de Richard Le Hir.

Depuis, Gesca-La Presse a précisé son angle d’attaque par la plume de Lysianne Gagnon : « La nomination de Pierre Karl Péladeau au poste névralgique de président du conseil d’Hydro-Québec pave la voie à une concentration de pouvoirs intolérable dans une société démocratique ». Comme si l’Empire Desmarais était blanc comme neige à ce chapitre… Et Vincent Marissal de poursuivre : « C’est cette rumeur d’élections automnales qui court depuis quelques jours à Québec. »

Si le gouvernement Marois devait tomber pour être remplacer par celui de Couillard, on mesurerait alors toute la gravité de la division du vote souverainiste lors de la dernière élection. Alors que l’union aurait garanti une majorité au Parti Québécois.

Si tel devait être le cas, on mesurerait alors toute la distance qu’il y a entre le pays rêvé et le pays réel, qu’on abandonnerait ainsi aux prédateurs.

Si notre nation doit décliner jusqu’à l’insignifiance, ce sera victime de la connerie de l’idéal platonicien. Nous aura alors échappé l’enseignement d’Aristote qui ramenait tout à l’essentiel « Qui contrôle l’État, au profit de qui ? »

En espérant que nous échapperons à ce triste destin, je m’accroche à un espoir : un milliardaire patriote !

Notes

[1] De l’utilité des C.A. pour la montée en puissance de Power Corp. :

« …les membres du CA possèdent un capital social qui leur permet de contrôler un certain nombre de ressources dont ils facilitent ou permettent l’acquisition à l’entreprise qui les a nommés. Nous considérons que le capital social des membres du CA est un moyen d’acquisition de ressources au profit de l’entreprise. (…) nous avons choisi la plus grande entreprise québécoise en termes d’actifs et des revenus totaux annuels ; il s’agit de Power Corporation du Canada. »

[2] Hydro-Québec : jusqu’à 18 des 21 personnes nommées au conseil d’administration par le gouvernement Charest ont cotisé à la caisse du PLQ depuis 2000, soit 85%

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