Quel avenir pour l’humanité ?

Échec du système industriel capitaliste et du système gouvernemental politique représentatif totalitaire et du système économique monétaire oligarchique et du système juridique législatif bureaucratique déshumanisé.

« Quel avenir pour l’humanité ?

La capacité de nuisance de l’être humain a toujours été importante mais, autrefois, il y avait une limitation à cette énergie : les hommes avaient affaire à la résistance de la nature elle-même. Aujourd’hui, cette question se pose de façon extrêmement cruciale : nous avons gardé les mêmes pulsions d’avidité, cette envie du toujours plus, mais nous disposons d’instruments terrifiants que la technologie nous a donnés pour les assouvir. Quand on voit comment on finit par détruire les forêts, par vider les mers (les poissons n’ont aucune chance de fuir), on n’est plus dans le hasard. Bien sûr, la technologie a apporté un certain nombre de progrès importants mais, au lieu d’assagir l’homme, elle l’a installé dans une posture de démiurge.

La grande question que je me pose est la suivante : quelle est la suite du programme d’existence de l’humanité ? Nous sommes dans une phase infernale, celle de la combustion énergétique à outrance. On peut même dire que c’est la première fois que l’humanité est dépendante des innovations censées la libérer : sans pétrole, sans électricité, sans moyens de communication, tout l’échafaudage s’effondre… Aujourd’hui, plus que jamais, il ne faut surtout pas se tromper de réponse.

Il y a quelque temps, je voyais à la télévision un homme qui s’était enrichi (ce que l’on présente comme une réussite), et on lui demandait s’il ne se sentait pas prédateur. Pour répondre, il a eu recours à Darwin, et aux fameuses lois de la prédation, pour prouver qu’il appliquait les règles de la vie. J’ai eu envie de casser ma télé ! Si j’avais été face à lui, je lui aurais dit : « Non, monsieur, car quand un lion mange une antilope, il digère son antilope. Il n’a pas de dépôt d’antilopes, ni de banques d’antilopes pour vendre aux copains. Le lion ne prélève que ce qui est indispensable à sa survie ; il n’est pas affecté par cette terrible convoitise si préjudiciable au vivre ensemble humain. Le lion pratique la sobriété heureuse. »
Bien avant notre propre avènement, la nature a créé les moyens de sa régulation et les moyens de sa perpétuation.

Sur la planète règne la loi de la vie qui se donne à la vie : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, dit-on. Bien avant notre propre avènement, la nature a créé les moyens de sa régulation et les moyens de sa perpétuation, même si l’on sait qu’elle aura une fin quelque part. Le danger, c’est que nous, humains, sommes aujourd’hui en train de rompre complètement avec cette règle. D’où l’accélération du processus de notre propre éradication. Parce qu’à l’évidence, quand on voit notre gestion de cette biosphère magnifique, il est certain qu’entre l’empoisonnement des eaux, des terres, les déboisements, et tout ce que nous faisons de grave, nous assistons à une espèce d’endormissement face à ces problèmes déterminants pour la suite de notre histoire. Nous sommes en vérité en train de rompre le processus de notre propre histoire. Nous nous trouvons au bord d’un précipice, et l’intelligence nous suggère de ne pas faire un pas en avant ! »

Extrait de: « Se changer, changer le monde. » TC Média Livres Inc. / Les Éditions Transcontinental, 2014.

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