Vulgarisation Économique v0.8

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Vulgarisation Économique v0.8

Vulgarisation Économique

Introduction

Pour une société capitaliste, l’argent c’est tout. Il est impossible de vivre une journée dans notre société sans dépenser de l’argent. Malgré le fait qu’un individu peut ne rien acheter pendant une journée, il utilise des biens et des services qui ont un coût calculable par utilisation.

Contrairement à la pensée populaire, ce n’est pas l’argent qui est important, c’est le pouvoir d’achat. Il est inutile de posséder 100$ si un verre d’eau coûte 100 000$. Le pouvoir d’achat est au cœur de la qualité de vie dans une société capitaliste et ce pouvoir est en chute libre de plus en plus rapidement chaque année.

L’objectif de ce texte est de vulgariser le fonctionnement du système économique pour mettre en évidence le plus gros problème de notre société : la mauvaise gestion du système économique par le gouvernement. La majorité des politiciens de tous les partis politiques confondus prétendent qu’il faut couper dans les services publics pour rembourser la dette gouvernementale. En plus, ce message est renforcé par la désinformation des grands médias qui expose continuellement des problèmes économiques dérivés du vrai problème.

Les grands médias expliquent souvent le système économique comme une entité incontrôlable telle que la température, mais rien n’est plus faux. Le système économique respecte des principes très bien définis. Contrairement à la science, la majorité de ces principes n’ont pas été découverts, ils ont été créés par les dirigeants sous forme de lois pour réglementer le système économique. Les crises économiques ne sont pas comme des ouragans, elles ne sont pas causées par des principes météorologiques incontrôlables, elles sont causées par des principes économiques contrôlés par les dirigeants ou plutôt par l’inaction des dirigeants.

Le système économique est aussi compliqué que les mathématiques de base : addition, soustraction, division, multiplication, fonction linéaire, fonction logarithmique et fonction exponentielle. Rien n’est plus complexe que ces principes mathématiques pour comprendre le fonctionnement du système économique. Malgré toute la simplicité fondamentale de l’économie, les économistes, les politiciens et les journalistes l’ont complexifiée pour l’éloigner de la compréhension du commun des mortels.

En respectant les principes du gros bon sens et de la logique, les principes économiques et leurs interactions seront expliqués un à la suite de l’autre. La vulgarisation commence par l’argent qui offre un pouvoir d’achat variant selon les taxes, les impôts, les taux d’intérêt et l’inflation. À son tour, l’inflation varie en fonction de la création monétaire, de l’effet multiplicateur du crédit et des taux d’intérêt qui représentent la masse monétaire. Le texte enchaîne avec l’explication de la crise immobilière de 2008 causée par la diminution de la masse monétaire et non seulement par les Subprimes telle qu’il fut rapporté par les grands médias. Le tout se termine sur la proposition d’une alternative des systèmes politique et économique de notre société.

L’argent

De nos jours, l’argent se retrouve sous une quantité incroyable de formes qui ne sont pas nécessaires à savoir pour comprendre ce qu’est l’argent. Fondamentalement, en mettant de côté l’aspect de la ressource exploitée, l’argent représente du temps de travail. En règle générale, plus un travail nécessite de connaissances, comporte des risques et est estimé par la spéculation, ou l’offre et la demande, et plus la personne qui effectue ce travail gagne de l’argent pour le temps du travail effectué. Par exemple, un avocat a besoin de travailler moins longtemps qu’un caissier au dépanneur pour gagner la même somme d’argent.

Tout comme n’importe quel bien de consommation, l’argent vaut la croyance. Plus les gens vont croire que l’argent ou un objet vaut cher et plus ils vaudront cher parce que les gens seront prêts à travailler plus longtemps pour l’obtenir. Le principe économique de l’offre et de la demande explique bien cette croyance. Par exemple, si un individu est prêt à payer 10$ pour un verre d’eau, le verre d’eau vaut 10$. À l’opposé, si un individu veut vendre un verre d’eau à 10$ et qu’il n’y a pas d’acheteur, le verre d’eau ne vaut pas 10$. Intrinsèquement, l’argent ne vaut rien si personne ne veut d’argent. Le dollar canadien et le dollar Monopoly sont fondamentalement identiques, les deux sont des bouts de papier où il est écrit un nombre, mais la croyance populaire en la valeur du dollar canadien permet d’acheter des produits.

Le pouvoir d’achat

Ce pouvoir est la capacité d’acheter un bien ou un service selon la variation du revenu et du prix des produits. Plus simplement, c’est le nombre d’heures à travailler pour acheter un produit. Une personne qui a un salaire élevé possède un plus grand pouvoir d’achat qu’un travailleur au salaire moyen, mais il ne faut pas négliger l’importance des facteurs économiques qui l’influencent directement. Plus l’inflation, les taux d’intérêt, les taxes et les impôts sont élevés, plus le pouvoir d’achat diminue parce qu’il faut travailler plus longtemps pour s’acheter le même produit.

Malheureusement, le pouvoir d’achat est en chute libre depuis bien des années selon les chiffres de Statistique Canada qui sont parus dans Le Soleil le 12 mai 2012[i]. En prenant l’exemple d’un étudiant au salaire minimum selon les chiffres bruts en 1981, les frais d’université représentaient 567$ et le salaire minimum était de 4$ de l’heure, il devait alors travailler 141 heures pour payer ses frais d’université. En 2011, les frais d’université représentaient 2 168$ et le salaire minimum était de 9.65$ de l’heure, il devait alors travailler 224 heures pour payer ses frais d’université. En seulement 30 ans, l’étudiant au salaire minimum doit alors travailler presque le double d’heures pour acheter le même service.

En prenant l’exemple d’un travailleur au salaire moyen voulant s’acheter une maison moyenne selon les chiffres bruts en 1981, le salaire moyen était de 24 336$ annuellement et le prix d’une maison moyenne était de 54 000$, il devait alors travailler 2.21 années pour s’acheter une maison. En 2011, le salaire moyen était de 42 190$ annuellement et le prix d’une maison moyenne était de 209 639$, il devait alors travailler 4.96 années pour s’acheter une maison. En seulement 30 ans, le travailleur au salaire moyen doit alors travailler plus du double d’heures pour s’acheter une maison moyenne.

En observant les mêmes paramètres en 1930, le salaire moyen[ii] était de 850$ par année et le prix d’une maison moyenne[iii] était de 752$, le salarié moyen devait alors travailler pendant 0.88 année pour s’acheter une maison selon ses moyens. En comparant la situation de 1930 à celle d’aujourd’hui, un salarié moyen doit travailler cinq fois plus longtemps pour s’acheter une maison moyenne.

Ces trois exemples sont fondés sur les chiffres bruts sans autres considérations : les déductions d’impôts diminuent le nombre d’heures à travailler et les intérêts à payer augmentent le nombre d’heures à travailler, surtout sur une longue période de temps.

L’important est simplement de réaliser la perte du pouvoir d’achat et de poser une question : qu’est-ce qu’un travailleur sans pouvoir d’achat?

Les impôts et les taxes

Le gouvernement demande un peu d’argent à la majorité de la population pour offrir des services publics à tous les individus afin que notre société soit plus équitable et plus prospère. Sans tomber dans le communisme, les impôts sont censés ramener les extrêmes de notre société vers le centre. Les taxes ont le même objectif que les impôts, mais au lieu qu’elles soient basées sur le salaire, elles sont basées sur la consommation : plus un individu achète et plus il paie des taxes.

Malheureusement, le système politico-économique est corrompu[iv] et sans cette corruption, les impôts pourraient réellement équilibrer la redistribution de la richesse pour que les extrêmement riches soient moins riches et que les extrêmement pauvres soient moins pauvres, tout en offrant des meilleurs services à la population. La complexité des lois de l’imposition votées par les politiciens permet aux plus riches de notre société de ne pas payer leur juste part d’impôt.

Du point de vue de la redistribution de la richesse dans notre société, l’inflation est une taxe cachée sous un autre nom. Tout comme les taxes, l’inflation diminue le pouvoir d’achat et elle sert à offrir des services publics. L’inflation est causée par l’augmentation de la masse monétaire lorsque le gouvernement imprime des nouveaux billets de monnaie pour payer des services publics à la population.

L’inflation

Ce principe économique représente l’augmentation du prix des biens et services causée par la spéculation des acheteurs. Notre ancien premier ministre, Paul Martin, explique le principe de l’inflation par un bel exemple qui se traduit et se résume en ces mots : « Regardez mes lunettes, c’est la seule paire de lunettes dans le monde et je veux les vendre pour 1$. Il y a deux acheteurs, le premier a 10$ et le deuxième n’a pas d’argent. Il n’y a qu’un seul acheteur qui a de l’argent, alors il paie 1$ pour ma paire de lunettes. Si les deux acheteurs ont chacun 10$ : le premier offrira 1$, le deuxième offrira 2$ et le premier ne sera pas intéressé à payer plus cher que 2$ pour ma paire de lunettes, alors j’accepterai l’offre de 2$ et c’est ça l’inflation. Plus la masse monétaire est grande et plus c’est dangereux pour qu’il y ait de l’inflation. »[v]

L’explication de Paul Martin se termine en s’ouvrant sur la relation entre la masse monétaire et le produit intérieur brut du pays. En se basant sur cette prémisse, il est possible de résumer l’inflation par cette relation : plus la masse monétaire augmente comparativement à l’augmentation du PIB et plus les produits coûtent cher. En considérant que les gens spéculent au maximum de leur capacité parce que l’être humain en veut toujours plus, si toute la masse monétaire d’un pays était de 12$ et qu’il existait seulement 3 produits identiques, chaque produit coûterait 4$ (12$ / 3 = 4$). Si le gouvernement du pays décidait d’imprimer 3$ supplémentaire pour offrir des services publics à la population, la masse monétaire augmenterait à 15$ et les produits se vendraient alors à 5$ (15$ / 3 = 5$). L’être humain en veut toujours plus et le système capitalisme l’encourage à consommer de plus en plus grâce à la publicité qui crée le désir où il n’existait pas, alors il est inévitable que les prix augmentent tant qu’il n’y aura pas un changement de la nature humaine ou du système économique.

Du point de vue mathématique, un taux d’inflation moyen[vi] de 3% par année est une fonction exponentielle : c’est-à-dire qu’elle augmente toujours de plus en plus rapidement. L’indice des prix à la consommation[vii] est un outil servant à comparer l’augmentation en pourcentage du prix des produits de mêmes qualités au fil des années. De 1960 à 1970[viii], l’IPC a augmenté de 15.5 à 20.3, c’est alors une augmentation de 4.8 points. De 1999 à 2009, l’IPC a augmenté de 92.9 à 114.4, c’est alors une augmentation de 21.5 points. En seulement cinquante ans, la vitesse de l’augmentation des prix a quadruplé.

Le prix des produits augmente toujours avant l’augmentation des salaires parce que l’employeur doit faire plus d’argent en vendant des produits pour avoir l’argent nécessaire à l’augmentation des salaires de ses employés. Il faut comprendre l’espace temporel entre l’augmentation du prix des produits et l’augmentation des salaires. Par exemple, l’augmentation des prix des produits augmente toutes les années et l’augmentation des salaires est négociée tous les cinq ans. Si l’augmentation des salaires est fixée selon l’IPC de l’année de la négociation, les salariés perdent de plus en plus de pouvoir d’achat jusqu’à la renégociation de leur convention collective dans cinq ans. Il est alors évident que le pouvoir d’achat diminue de plus en plus rapidement toutes les années lorsque l’augmentation des salaires ne tient pas compte de l’augmentation accélérée de l’IPC. Sans mentionner les lois spéciales que le gouvernement vote pour retourner au travail les grévistes qui désirent seulement conserver leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie.

La création monétaire

Plusieurs étapes sont nécessaires pour créer de l’argent[ix]. Premièrement, le gouvernement du Canada appelle la Banque du Canada pour lui demander, par exemple, 100$ et la Banque du Canada accepte de lui acheter 100$ en obligation d’épargnes du Canada[x]. Deuxièmement, le gouvernement du Canada dessine ses symboles sur un morceau de papier qu’il évalue à 100$ avant de l’envoyer à la Banque du Canada. Troisièmement, la Banque du Canada dessine ses symboles sur un morceau de papier et l’envoie au gouvernement. Finalement, comme tout le monde, le gouvernement dépose 100$ en billet d’argent réel à une banque privée pour l’utiliser lorsqu’il en a de besoins.

Plusieurs économistes nomment l’argent de l’argent dette parce que ce mode de fabrication de l’argent crée une dette. Le gouvernement doit rembourser tous les dollars qui sont en circulations dans le pays parce qu’il doit rembourser les obligations d’épargnes du Canada qui sont nécessaires à la fabrication de l’argent. Ce principe de création monétaire met en évidence l’absurdité du système économique parce que le gouvernement doit rembourser des intérêts sur tout l’argent qui circule dans son pays. Par exemple, le gouvernement échange 100$ d’obligations d’épargnes du Canada pour créer 100$ et il doit payer 101$ pour rembourser les intérêts sur les obligations d’épargnes du Canada lorsqu’il n’existe que 100$ en billet d’argent réel.

Cette méthode de création monétaire oblige la création continuelle et exponentielle d’argent. Le gouvernement doit toujours imprimer plus d’argent pour rembourser l’intérêt sur l’argent qu’il a déjà créé. Ce cercle vicieux entraîne nécessairement une augmentation accélérée de la masse monétaire : plus le gouvernement crée d’argent, plus il doit payer d’intérêts et plus il doit créer d’argent pour les rembourser. Telle qu’il fut précédemment expliqué, l’augmentation de la masse monétaire provoque une augmentation de l’inflation et alors, une perte du pouvoir d’achat pour les travailleurs.

L’effet multiplicateur du crédit

Contrairement à la croyance populaire, lorsqu’un individu dépose 100$ à une banque privée, elle ne dépose pas l’argent dans un coffre fort en attendant que l’individu revienne le chercher : l’individu prête son argent à la banque privée. Elle peut faire ce qu’elle veut avec l’argent de ses clients tant qu’elle conserve, variablement de la législation du pays, 10% de l’argent dans son coffre fort.

C’est-à-dire qu’une personne qui dépose 100$ à une banque lui permet de prêter 90$ à un autre individu qui achètera un produit et le vendeur déposera le 90$ à la banque. La banque placera alors 9$ dans son coffre fort et elle prêtera 81$ à un autre individu qui achètera un produit et le vendeur déposera 81$ à la banque et ainsi de suite[xi]. Cette augmentation de l’argent créé par l’effet multiplicateur du crédit suit une fonction logarithmique : un peu moins d’argent est créé à chaque répétition.

Le principe économique de l’effet multiplicateur du crédit se répète jusqu’à ce que la banque prête presque 900$ lorsqu’elle ne possède que 100$ d’argent réel. L’aspect temporel provoque l’impossibilité que tout l’argent soit multiplié sous forme de crédit en même temps, alors les banques privées du Canada prêtent jusqu’à sept fois l’argent qu’elles possèdent réellement. Comme si ce n’était pas assez payant de prêter de l’argent qu’elles ne possèdent pas et de se faire rembourser avec de l’argent réel, les banques privées chargent de l’intérêt composé sur les montants à rembourser.

Ce principe économique est largement responsable de l’inflation parce qu’il augmente la masse monétaire en permettant aux acheteurs de faire augmenter les prix en achetant à crédit. En ajoutant l’effet multiplicateur du crédit à l’exemple de l’inflation, si la masse monétaire en billet d’argent est de 15$, que le multiplicateur du crédit est de 7 (7 * 15$ = 105$) et qu’il existe seulement 3 produits dans un pays, chacun des produits vaut alors 35$ (105$ / 3 = 35$). L’inflation et l’effet multiplicateur du crédit obligent l’endettement : comment est-il possible d’acheter un produit qui vaut 35$ lorsqu’il n’existe que 15$ dans tout le pays? Dans la réalité de tous les jours, cette affirmation n’est pas aussi évidente, mais il faut penser à la valeur des maisons : est-ce qu’une maison estimée à 160 000$ se vendrait à 200 000$ s’il n’était pas possible de l’acheter à crédit?

Malheureusement, depuis la fin des années 1990, le projet de loi C-84[xii] a réduit la réserve obligatoire à zéro selon la Banque du Canada[xiii]. C’est-à-dire que les banques privées ne sont même plus obligées de conserver un montant d’argent en réserve pour prêter plus d’argent qu’elles en possèdent réellement. Il est alors facile de comprendre pourquoi les banques privées encouragent fortement leurs clients à utiliser le crédit sous toutes formes.

Le fonctionnement des banques privées

Depuis la création de la banque centrale et de la monnaie unique d’un pays, toutes les banques privées fonctionnent comme une seule banque. Par exemple, lorsque les clients de deux banques différentes échangent des chèques, les banques ne font aucun transfert d’argent avant la fin de la période comptable. Elles inscrivent tout simplement dans leurs registres qu’elles doivent de l’argent à une autre banque ou qu’une autre banque lui en doit. Elles additionnent toutes les opérations jusqu’à ce qu’elles fassent le bilan à la fin de la période comptable pour déterminer quelle banque doit combien d’argent l’autre. Sans ce principe d’échange entre les banques privées, elles ne pourraient pas créer d’argent par le crédit.

La masse monétaire

Cette somme[xiv] [xv] représente le montant total de tout l’argent existant sous toutes ses formes dans un pays. Elle est divisée en trois catégories principales : M1, M2 et M3. La M1 représente l’argent réel sous forme de billet et de pièce de monnaie. La M2 est la somme de tout l’argent réel et de tous les crédits à court terme de moins de trois ans de la population, des entreprises et du gouvernement. La M3 représente la somme de M1, M2 et de tous les crédits à long terme dans un pays, elle représente alors la masse monétaire totale en circulation.

Selon Statistique Canada[xvi] en 2010, la somme d’argent réel (M1) au Canada était de 565 766 millions de dollars et le total d’argent en circulation (M3) sous toutes ses formes était de 4 582 063 millions de dollars. Le total de tout le crédit dans un pays représente alors M3 moins M1: 4 582 063 – 565 766 = 4 016 297 millions de dollars. Cette donnée confirme un effet multiplicateur du crédit de sept et impose une question : comment est-il possible de rembourser 4 016 297 millions de dollars lorsqu’il n’existe que 565 766 millions de dollars? En créant plus d’argent sous forme de billet qui créera plus de dettes pour rembourser les dettes. Est-ce qu’il existe un meilleur cercle vicieux?

En analysant ces chiffres du point de vue temporel et en se basant sur la prémisse que la majorité du crédit a été utilisé pour acheter des produits qui existent déjà, l’argent sous forme de billet appartient aux gens qui ont travaillé pour fabriquer les produits et l’argent sous forme de crédit est dû par les gens qui veulent acheter les produits. Cette affirmation n’est pas exacte parce qu’il y a trop de variables qui ne sont pas prises en considération, mais ce point de vue est quand même intéressant pour mettre en évidence la corruption du système économique actuel.

Les gens qui ont travaillé pour fabriquer les produits sont les mêmes personnes qui achètent les produits. L’argent n’est que l’intermédiaire entre la production et la consommation. Tous ces individus ont été payés 565 766 millions de dollars pour fabriquer tous les produits et ils doivent tous payer 4 016 297 millions de dollars aux banques privées pour acheter tous les produits qu’ils ont eux-mêmes fabriqués. Est-ce que la corruption du système économique pourrait être plus évidente?

Les intérêts

Il existe deux sortes d’intérêt : le simple et le composé. L’intérêt simple est calculé sur montant emprunté toutes les années et l’intérêt composé est calculé sur le montant emprunté en additionnant les intérêts chaque année. Du point de vue mathématique, l’intérêt simple est une fonction linéaire et l’intérêt composé est une fonction exponentielle[xvii]. Pour illustrer la différence, en achetant une maison de 100 000$ avec un taux d’intérêt de 5% sur 30 ans, s’il n’y a aucun paiement d’effectué durant cette période, l’intérêt simple exige un remboursement de 250 000$ et l’intérêt composé exige un remboursement de 432 194.23$[xviii].

En reprenant les mêmes paramètres et en ajoutant 5 années d’attentes, l’intérêt simple exige un remboursement de 275 000$ et l’intérêt composé exige un remboursement de 551 601.53$. En seulement 5 années supplémentaires, la somme des intérêts composés pendant ces 5 années représente un plus gros montant que le montant qui a été initialement emprunté. Étant donné que le système économique est très avare, tous les taux d’intérêt sont composés : plus une personne attend avant de rembourser ses dettes et plus ses dettes coûteront cher. Cet exemple n’est pas représentatif de la réalité parce qu’il n’y a aucun paiement d’effectué, mais son objectif est simplement de mettre en évidence la différence entre ces deux types d’intérêt et de souligner le fait économique que la dette gouvernementale ne sera jamais remboursée.

Plusieurs critères influencent le taux d’intérêt d’un emprunt, mais le critère de base restera toujours le taux directeur qui est fixé par la banque centrale du pays: la Banque du Canada. Chaque année, la banque centrale fixe le taux directeur pour contrôler l’inflation : un taux d’intérêt de 1% encourage les gens à s’endetter pour acheter et un taux d’intérêt de 10% décourage les gens à s’endetter pour acheter. Plus les gens s’endettent pour acheter, plus la masse monétaire augmente et plus les produits coûtent cher. Normalement, le taux d’intérêt des banques privées est de 2 à 5% supérieur au taux directeur pour la simple et bonne raison que les banques privées doivent parfois emprunter de l’argent à la banque centrale pour le rembourser à la population, aux entreprises et au gouvernement.

La dette du Canada est illégitime pour la simple et bonne raison qu’elle est créée par les politiciens. Le gouvernement du Canada a le pouvoir de créer de l’argent et il a le pouvoir d’emprunter de l’argent à la Banque du Canada à 1% d’intérêt selon le taux directeur, mais il préfère l’emprunter aux banques privées à un taux d’intérêt plus élevé[xix]. Pour illustrer l’absurdité par un exemple, Jean imprime 100$ et il le prête à Pierre à un taux d’intérêt de 1%, ensuite Jean emprunte le même 100$ à Pierre à un taux d’intérêt de 5%. Est-ce que tous les politiciens sont fous ou ils veulent simplement enrichir les banques privées et ruiner notre pays pour avoir une raison de couper dans les services publics?

Les crises économiques

Toutes les crises économiques se produisent selon la conjoncture économique de l’époque et plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, mais la fluctuation de la masse monétaire est toujours au cœur du problème. Tous les grands médias confondus trouvent toujours une cause particulière à chaque crise économique. Les Subprimes ont été responsables de la crise immobilière de 2008 parce que les banques privées avaient prêté de l’argent à des clients moins fiables qui n’ont pas pu rembourser, mais pourquoi?

Quelques années avant la crise immobilière de 2008, le taux directeur était bas[xx] et les gens contractaient alors des hypothèques sur plusieurs années à un bon taux d’intérêt, mais le taux d’intérêt des hypothèques n’est jamais fixé pendant plus de 5 ans. Après ce laps de temps, le taux d’intérêt de l’hypothèque est renégocié selon le taux directeur : si le taux directeur augmente, le taux d’intérêt de l’hypothèque augmente.

Durant la période où le taux directeur était bas, le prix des maisons a augmenté bien au-delà de la valeur réelle des maisons en suivant les règles de l’inflation parce qu’il était intéressant d’acheter des maisons à crédit. L’être humain en veut toujours plus, alors les gens se sont endettés au maximum de leur capacité pour acheter les plus grandes maisons possible pendant que le taux directeur était bas, mais tout ce qui monte doit redescendre et tout ce qui est bas doit remonter. Il faut aussi mentionner, du point de vue macroéconomique, que les gens qui ont de l’argent, ou un taux d’intérêt intéressant, pour s’acheter une nouvelle maison ont aussi de l’argent pour s’acheter des meubles, des télévisions, des décorations, des ordinateurs et ainsi de suite. L’augmentation de la consommation à crédit crée une période d’expansion économique.

À partir de 2004 jusqu’en 2006, le taux directeur a augmenté de 1% à 5% et les gens qui avaient contracté des hypothèques à un taux d’intérêt très bas en 2002 devaient alors renégocier le taux d’intérêt en 2007. Le taux d’intérêt de ces malheureux a donc augmenté, ils ne pouvaient plus rembourser l’hypothèque parce qu’ils étaient déjà endettés au maximum et ils ont alors vendu leurs maisons ou les banques les ont saisies. Les ventes de maison se succédèrent à la grandeur des États-Unis, il y avait beaucoup plus de vendeurs qu’il n’y avait d’acheteurs et alors, le prix des maisons s’effondra par le principe inverse de l’inflation : la déflation. Certains guignards se retrouvèrent même avec une hypothèque deux fois plus élevée que la valeur de leurs maisons, alors ils vendirent la maison et ils ne purent même pas payer la totalité de l’hypothèque qu’il restait à rembourser.

Parallèlement, les victimes du système économique n’avaient plus d’argent pour acheter des biens et des services, elles étaient encore endettées après la vente leurs maisons, alors les ventes dans les magasins diminuèrent et les employeurs durent renvoyer plusieurs employés. Pour simplifier le principe de la macroéconomie[xxi], c’est la relation entre la population et les entreprises : plus la population possède d’argent, plus elle achète des produits, plus les entreprises vendent des produits, plus elles doivent embaucher de travailleurs, plus la population possède d’argent et ainsi de suite. Cette boucle économique s’est inversée suite à l’explosion de la bulle immobilière et tout le système économique s’est si simplement effondré.

En arrondissant les chiffres précédemment mentionnés et en les utilisant dans un exemple, le salaire de Jean est de 40 000$, il paie 30% de son salaire en taxes et en impôts, sa maison vaut 200 000$ et le taux d’intérêt de son hypothèque est de 1% sur 30 ans. En soustrayant les taxes et les impôts du salaire moyen, son revenu net est de 28 000$ au maximum parce que plusieurs variables ne sont pas considérées dans cet exemple. En calculant l’hypothèque à 1% d’intérêt, le coût annuel est de 8 000$ sans compter les taxes et tous les frais afférents. En considérant que Jean a de besoin d’un moyen de transport pour aller travailler, il s’est loué une voiture et le total de tous les frais représente une somme de 5 000$ par année. Il lui reste alors moins de15 000$ pour vivre durant toute l’année.

Les années passent et Jean est capable de rembourser ses prêts jusqu’au jour où le gouvernement réalise l’accélération de l’inflation. D’un seul coup de tête, il décide d’augmenter le taux directeur à 5% et les banques privées suivent le pas en augmentant leurs taux d’intérêt à 6%. Après les cinq années de paiement, Jean doit renégocier son hypothèque. Il accepte une hypothèque de 170 000$ à 6% d’intérêts sur 25 ans, son paiement annuel est donc de 13 200$. Il lui reste alors moins de 9 800$ pour vivre durant toute l’année. Trois choix s’offrent à lui: se serre la ceinture, vendre la maison ou négocier une autre hypothèque sur 30 ou 35 ans.

La vente de la maison est suggérée, mais Jean choisit de conserver sa maison en se serrant la ceinture pour des raisons personnelles. Étant donné qu’il n’a plus beaucoup d’argent et que les taux d’intérêt ne l’encouragent pas à acheter à crédit, sa consommation diminue. Beaucoup d’individus se retrouvent dans la même situation et la consommation générale de la population diminue radicalement. Conséquemment, le chiffre d’affaires de la compagnie qui signe le chèque de paye à Jean diminue rapidement et les actionnaires décident de faire un congédiement massif pour éviter la faillite.

Jean se retrouve sur le chômage et il se décide alors à vendre sa maison pour 200 000$, mais personne ne veut l’acheter. Il a de besoin d’argent le plus rapidement possible et il diminue alors le prix de sa maison à 180 000$, mais malgré cette baisse, personne ne veut l’acheter parce que les taux d’intérêt sont trop élevés. Finalement, Jean réussit à vendre sa maison à 150 000$ et il se retrouve alors avec une dette de 20 000$. Encore une fois, beaucoup de personnes se retrouvent dans la même situation, la consommation générale de la population diminue, les entreprises renvoient plusieurs employés, cela accentue la diminution de la consommation et ainsi de suite. Tout le système économique actuel peut s’écrouler si simplement.

D’un point de vue, les banques privées sont responsables des Subprimes et de vouloir prêter trop d’argent aux clients moins fortunés, ou le gouvernement est responsable de permettre aux banques privées de prêter de l’argent qu’elles ne possèdent pas réellement. D’un autre point de vue, les clients moins fortunés auraient peut-être réussi à rembourser leurs emprunts si le taux directeur n’avait pas augmenté. Il est primordial de comprendre que dans un système économique où la moyenne de la population est endettée à presque 150% de son revenu annuel[xxii], les dirigeants qui contrôlent le taux directeur tiennent toute la population en otage. Pour contrer la crise immobilière de 2008, les banques centrales ont fixé le taux directeur à 1% depuis 2009 pour relancer l’économie, mais il va remonter tôt ou tard pour ralentir l’inflation. Si l’augmentation se fait tranquillement, il ne devrait pas y avoir de problèmes, mais si l’augmentation se produit très rapidement, il risque fortement de se produire une autre crise économique.

Conclusion

Tous ces principes économiques sont légaux et ils sont acceptés par tous les politiciens de tous les partis politiques confondus. À chaque élection, les politiciens parlent d’économie sans jamais expliquer ces principes économiques qui ruinent toute notre société. Ils préfèrent propager l’idée que le gouvernement est pauvre, qu’il doit rembourser sa dette et qu’il doit couper dans les services publics, mais est-ce que le gouvernement est réellement pauvre?

La majorité des politiciens de notre système démocratique représentatif sont corrompus pour la simple et bonne raison que le pouvoir corrompt. Il ne faut surtout pas laisser le pouvoir des systèmes économique et politique dans les mains d’une petite poignée de personnes. La monarchie a été remplacée par la démocratie représentative qui pourrait tout aussi bien se nommer la démocratie monarchique parce que le parti majoritaire au pouvoir est roi[xxiii] et maître absolu[xxiv] durant son mandat. Tant que la majorité de la population ne voudra pas faire ses propres choix, il y aura toujours des gens corrompus qui choisiront à sa place. Tôt ou tard, l’évolution suivra son cours et notre société adoptera un meilleur système politique.

Sans changement politique réel, sans un changement réel de la structure du système politique, les lobbys des grandes entreprises continueront de gérer notre société et de privatiser tout ce qui est profitable[xxv]. Pour ne nommer qu’un seul exemple, tous les citoyens canadiens doivent payer leurs impôts en dollar canadien, mais pour utiliser de l’argent canadien, ils doivent tous payer des frais de service aux banques privées. Pourquoi les citoyens doivent-ils payer les banques privées pour payer leurs impôts au gouvernement du Canada?

Sans une nationalisation des banques et une gestion politique transparente du système économique, la perte du pouvoir d’achat et les crises économiques sont inévitables. La nationalisation des banques ne doit pas être une forme de communisme, mais plutôt un certain équilibre entre le communisme et le capitalisme. Les deux extrêmes sont mauvais et ils encouragent tous deux l’exploitation des pauvres par les riches. L’objectif est de créer un système économique où le pauvre n’est pas trop pauvre et où le riche n’est pas trop riche. Il est socialement inacceptable que plus de 1300[xxvi] personnes dans le monde possèdent plus de 1 000 000 000$ pendant que 1 200 000 000[xxvii] personnes vivent sous le seuil de pauvreté extrême dans le monde.

L’Islande est un bon modèle d’inspiration pour refaire le Québec aux valeurs des Québécois. Hördur Torfason[xxviii] a initié le mouvement populaire islandais pour arrêter de rembourser la dette de l’Islande[xxix]. Ils ont nationalisé les principales banques et au lieu de remercier les banquiers en leurs donnants des bonis pour la crise économique, le peuple islandais les a jugé coupables[xxx]. En plus, les Islandais ont refait la constitution et ils ont adopté un système démocratique participatif[xxxi]. Évidemment, toutes ces informations n’ont pas été véhiculées par les grands médias pour que les peuples continuent de rêver en américain, mais tout comme l’invention de l’imprimerie a libéré les peuples de la monarchie, l’invention d’Internet est en train de libérer notre société de la fausse démocratie.

Mot de l’auteur

La viabilité du système économique repose sur l’équilibre entre la peur de perdre et le désir de gagner. Tant que la majorité de la population profite d’une qualité de vie satisfaisante, elle n’aura pas le désir de risquer de perdre sa qualité de vie pour obtenir une meilleure qualité de vie. J’adore comparer l’ensemble de notre société à un seul individu et en règle générale, le comportement d’un individu doit avoir des répercussions très négatives avant que l’individu réalise qu’il doit changer son comportement pour être plus heureux.

J’ai demandé à un sage pourquoi les gens souffraient et il m’a tout simplement répondu que l’être humain est trop têtu pour apprendre autrement. En prenant un alcoolique compulsif en exemple, il ne prendra pas conscience de l’ampleur son problème tant qu’il n’aura pas perdu son emploi, ses amis, sa conjointe et ses enfants. Tant qu’il n’aura pas pris conscience que son comportement provoque plus de conséquences négatives que positives. Tant qu’il ne se décidera pas à apprendre comment s’en sortir et qu’il ne fera pas des actions concrètes pour s’en sortir. Il est inévitable qu’il souffre de plus en plus jusqu’à ce qu’il ait suffisamment souffert pour se décider à régler son problème.

Je pense que le plus bénéfique et le plus difficile à faire dans la vie, c’est d’apprendre avant d’être obligé d’apprendre. C’est d’apprendre à gérer une situation avant d’avoir les deux pieds dans la situation ou encore mieux, c’est d’apprendre les connaissances nécessaires pour prévenir les problèmes. Les pays industrialisés ont tous le même système économique que nous et ces citoyens ont tous le même comportement négatif que nous : par paresse, ils laissent une petite poignée de politiciens corrompus choisir leur avenir. La situation économique de tous les pays industrialisés se porte très mal, tous les pays sont endettés et plusieurs d’entre eux affrontent des crises économiques très néfastes pour la population. Telles qu’il fut précédemment expliqué, ces crises sont causées par les politiciens qui gèrent très mal le système économique.

Nous sommes aussi dépendants des systèmes politique et économique, de notre sécurité d’esprit et de notre confort matériel, que l’alcoolique compulsif est dépendant de l’alcool. Nous sommes tous hypnotisés par les distractions que le système économique nous offre, nous sommes tous sur une pente glissante et nous avons tous le même choix : changer notre comportement de paresseux pour agir avant ou après avoir tout perdu. Les crises économiques sont inévitables selon la gestion et le fonctionnement actuel du système économique, ce n’est qu’une question de temps avant que tout s’effondre.

Je sais que ce n’est pas facile de faire prendre conscience des problèmes de notre société à quelqu’un qui est suffisamment hypnotisé par les grands médias pour penser que notre société va très bien, mais le temps joue en notre faveur pour trois raisons : la perte du pouvoir d’achat, les crises économiques et les gens qui se réveillent. Plus la perte du pouvoir d’achat est flagrante, plus les gens réalisent qu’ils perdent leur qualité de vie et plus il y a de chance que les gens se réveillent parce qu’ils commencent à se poser des questions. Les crises économiques provoquent la perte de la qualité de vie encore plus rapidement, les gens n’auront plus rien à perdre et ils seront prêts à changer. Les étudiants sont les premiers dans la rue pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont pas grand-chose à perdre et tout à gagner. Une personne qui comprend ne peut pas arrêter de comprendre, il est alors inévitable que nous soyons de plus en plus nombreux à comprendre et à l’expliquer pour réveiller tout le monde.

Malgré toute la corruption de notre système politique, il est très facile de le changer : il suffit que la majorité de la population veuille le changer. Le changement peut s’effectuer en trois étapes : conscientiser la majorité de la population, faire une pétition de plus de 50%+1 signatures pour exiger l’indépendance du Québec, l’adoption d’un système démocratique participatif, écrire la constitution québécoise, la nationalisation des banques privées et l’annulation de la dette, et faire un référendum pour officialiser le tout.

Je ne suis pas pour un Québec dans le Canada, je suis pour un Québec sur terre et des peuples libres qui font leurs propres choix selon leur propre identité. Au-delà de la culture québécoise et de toutes nos différences face aux autres citoyens canadiens, je suis pour l’indépendance du Québec parce qu’il est plus simple de convaincre 8 millions de personnes à changer que d’en convaincre 34 millions. Tous les pays coulent sous le poids des dettes et il n’est pas possible de secourir un bateau qui coule quand notre propre bateau coule aussi. Il faut alors régler nos propres problèmes avant de pouvoir réellement aider les autres pays.

Il fallut 4 mois aux 300 000 Islandais pour se décider à changer et nous sommes 8 000 000 de Québécois, si la prise de conscience se propage aussi rapidement, 8 années seront nécessaires pour changer les systèmes politique et économique. En utilisant le bouche à oreille, si une personne prend le temps d’expliquer la situation actuelle à deux personnes aujourd’hui, que ces deux personnes prennent le temps de l’expliquer à deux autres personnes demain et ainsi de suite, 26 jours suffiraient pour que tous les Québécois comprennent notre situation.

La marge d’erreur est très grande, de 26 jours à 8 années, mais tout dépend de la vitesse à laquelle nous partageons nos connaissances et surtout, la manière que nous utilisons pour partager nos connaissances. En partageant des connaissances sur Facebook, certaines personnes qui ont du temps libre prendront le temps de les lire. En partageant des connaissances par e-mail, les gens se sentent interpellés plus personnellement et il y a plus de chance qu’ils prennent le temps de lire. Il y a aussi une différence entre envoyer un e-mail à 100 personnes et envoyer un e-mail à une personne à la fois, nous sommes moins interpellés en recevant un message de groupe qu’en recevant un message personnel. En parlant à nos amis, le simple fait qu’ils nous apprécient suffit à capter leur attention et à développer leur intérêt pour le sujet, mais il ne faut pas leur mettre trop de pression tout d’un coup. Il est impossible de forcer une graine à germer plus rapidement, il vaut mieux l’arroser régulièrement que de l’inonder d’un seul coup. Le plus important est d’avoir confiance que les gens finiront par comprendre et de les laisser prendre conscience du problème à leur rythme.

« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

– Jonh F. Kennedy

P.S. J’ai écris ce texte au meilleur de mes connaissances en me basant sur les références qui m’étaient disponibles. Il est certain qu’en possédant plus de connaissances, j’aurais écris un meilleur texte, mais je ne possède pas plus de connaissances en se moment. Il est possible qu’il se trouve des erreurs dans ce texte et je m’en excuse. Si vous en avez trouvez, faites moi parvenir vos références et il me fera un plaisir l’améliorer. Afin de ne pas recevoir trop de messages, je vous prierais de bien analyser les références sur lesquels ce texte est fondé avant de me proposer des modifications.

Références:

[i] La version web de l’article : http://lesoleil.newspaperdirect.com/epaper/viewer.aspx

[ii] http://www.statcan.gc.ca/studies-etudes/75-001/archive/f-pdf/57-fra.pdf

[iii] http://www5.statcan.gc.ca/access_acces/archive.action?l=fra&loc=S1_7-fra.csv

[iv] http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/impots-et-taxes-payes-par-les-compagnies-et-par-les-individus-le-desequilibre/

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=438873822791853&set=a.240244835988087.69314.100000077181960&type=1&ref=nf

[v] Oh Canada… Our Bought & Sold Out Land à 42 minutes: http://www.youtube.com/watch?v=xH7TbObZBmU

[vi] http://www.banqueducanada.ca/taux/renseignements-complementaires/feuille-de-calcul-de-linflation/

[vii] http://www23.statcan.gc.ca:81/imdb-bmdi/pub/document/2301_D6_T9_V1-fra.pdf

[viii] http://www.statcan.gc.ca/pub/75f0002m/2010005/cpi-ipc-fra.htm

[ix] Fractional banking system, Modern Money Mechanic : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4a/Modern_Money_Mechanics.pdf

[x] http://www.oec.gc.ca/obligations-depargne-du-canada/nos-produits/

[xi] http://www.youtube.com/watch?v=Hg_1iXbIjFQ&feature=related

[xii] http://gilliganscorner.wordpress.com/2008/04/06/canadas-private-banks-have-no-reserve-requirements/

[xiii] http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2010/06/chant-f.pdf

[xiv] http://lecercle.lesechos.fr/abecedaire/m/221131844/m1-et-puis-m2-m3-m4

[xv] http://www.m-lasserre.com/educpop/dossiermonnaie/6lesagregatsmonetaires.htm

[xvi] http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/2011005/t099-eng.htm

[xvii] http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle

[xviii] http://jumk.de/formules-bancaires/calculs-du-interets-composes.shtml

[xix] http://www.youtube.com/watch?v=xH7TbObZBmU

[xx] http://france-inflation.com/taux-directeurs-bce-fed.php

[xxi] http://www.youtube.com/watch?v=gaEY-p-21F8&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=JuP2hH0Kpro&feature=related

[xxii] http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2011001/article/11430-fra.htm

[xxiii] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/05/05/001-projet-de-loi-c-138-reaction-opposition-experts.shtml

[xxiv] http://loi78.com/

[xxv] http://liberaux.net/

[xxvi] http://www.forbes.com/billionaires/#p_122_s_a0_All%20industries_All%20countries_All%20states_

[xxvii] http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/15/04016-20110215ARTFIG00696-12-milliard-de-personnes-sous-le-seuil-d-extreme-pauvrete.php

[xxviii] http://www.youtube.com/watch?v=Xrh3T600eP0

[xxix] http://truedemocracyparty.net/2012/04/iceland-forces-debt-forgiveness-total-us-media-blackout-when-debt-is-fraud-debt-forgiveness-is-the-last-and-only-remedy/

[xxx] http://www.internationalnews.fr/article-nouvelle-constitution-en-islande-la-conspiration-du-silence-103516124.html

[xxxi] http://www.youtube.com/watch?v=gDiFRUAoDtE

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