Pour une Banque du Québec: Une Banque du Québec au service du bien commun

Échec du système économique monétaire capitaliste oligarchique.

http://www.banqueduquebec.ca/p/banque-du-quebec-au-service-du-bien.html

Une Banque du Québec au service du bien commun

Si vous visitez le site du Ministère des finances du Canada, en cliquant ce lien, vous allez pouvoir lire une Déclaration au Conseil d’administration de la Banque du Canada, faite en l’an 2000 par l’honorable Paul Martin, ministre des Finances du Canada. Vous pourrez y lire :
Notre ancien ministre des finances a omis de spécifier de qui, au juste, la Banque du Canada est «indépendante » ? Vous connaissez la réponse, n’est-ce-pas ? Il s’agit de nous, bien sûr, les citoyens canadiens. Les conséquences de cette «indépendance » sont catastrophiques et expliquent presque tous nos problèmes budgétaires. Voici un exemple. Dans un rapport au gouvernement, publié en 1993, le Vérificateur général déclare :

« Les frais d’emprunt et l’effet de l’intérêt composé ont des répercussions considérables sur les déficits annuels du Canada. Depuis la Confédération jusqu’en 1991-1992, l’administration fédérale a cumulé une dette nette de 423 milliards de dollars, dont 37 milliards de dollars représentent le manque à gagner pour couvrir le coût des programmes gouvernementaux mis en œuvre pendant toute cette période. Le reste, 386 milliards de dollars, représente le montant que le gouvernement a emprunté pour couvrir le service de la dette créée par les manques à gagner des années précédentes».

En résumé, sur la dette de 423 milliards que nous avions en 1992, seulement 37 de ces milliards avaient servi à des dépenses gouvernementales ! Il est certainement légitime de demander pourquoi notre gouvernement a emprunté, en notre nom, auprès de banques privées et d’individus, au lieu d’emprunter auprès de la Banque du Canada ? Il est important de savoir que les frais d’intérêt payés à la Banque du Canada sont ensuite versés au Gouvernement du Canada… Cette orgie de frais de financement inutiles ne faisait que commencer : entre 1995 et 2002, nous avons payé $600 milliards en frais d’intérêts sur nos dettes publiques au Canada ! Un pays, dont les gouvernements successifs gaspillent ainsi les impôts de ses contribuables, est-il un pays souverain? Sommes-nous maîtres de la politique monétaire de notre pays? La question est loin d’être farfelue et mérite d’être posée. Depuis plus de 20 ans, des gens curieux et compétents exigent, en vain, des réponses de nos élus.

Investissements productifs à faibles taux d’intérêts

Nous allons étudier comment une banque nationale, sous la responsabilité des élus, peut procéder à une création monétaire à faibles taux d’intérêts, sans entraîner d’inflation monétaire. Nous verrons comment cet épouvantail de l’inflation est toujours utilisé pour continuer de prétendre que la création monétaire doit toujours être associée à un endettement porteur d’intérêts élevés… et privés, bien sûr. Plusieurs vont tenter d’associer le concept de crédits productifs à bas taux d’intérêt à la philosophie créditiste. Cette association est toujours fausse et souvent de mauvaise foi. Les tenants du crédit social voulaient accorder du crédit à la consommation presque illimité à très faibles taux d’intérêt. Cette proposition aurait en effet entraîné une forte augmentation de la quantité de monnaie en circulation sans nécessairement engendrer la création de richesses utiles dans une même proportion. Si la quantité d’argent créée est plus grande que la valeur des nouveaux biens utiles produits, les dollars disponibles pour acheter un certain bien sont de plus en plus nombreux, ce qui entraîne effectivement une inflation monétaire. Cette inflation fait en sorte que les salariés veulent que leurs salaires augmentent aussi vite que les prix à la consommation, ce qui cause souvent des mouvements de grèves à répétition avec tous les désordres sociaux qu’on peut imaginer. Sous cet éclairage, les propositions des créditistes ne semblent pas efficaces pour diminuer la pauvreté. Un accès facile à du crédit ne signifie pas qu’une société réussit à réduire les coûts sociaux de la production industrielle. Il est important d’étudier le défi de l’enrichissement sous le bon angle. (La suite du texte disponible bientôt)

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