Nouvel Ordre Mondial: la décadence stagnante de l’Empire Américain est enclenchée | M ichelduchaine

Échec du système économique monétaire oligarchique, du système industriel capitaliste, du système gouvernemental politique représentatif totalitaire et du système juridique législatif bureaucratique déshumanisé.

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Nouvel Ordre Mondial: la décadence stagnante de l’Empire Américain est enclenchée

Etats-Unis : Après Détroit, Las Végas… Un nouveau symbole de l’empire américain va disparaître…d’ici peu!

Désert de Las Vegas

« La chute de l’empire américain continue, entrainant dans son sillage les symboles qui furent à l’origine de sa grandeur d’autrefois. Après la faillite de Détroit, qui fût autrefois un pôle logistique incontournable, c’est aujourd’hui Las Végas – icône du gigantisme américain, mais aussi de sa décadence -, qui s’apprête à disparaître.

Il n’est pas question ici d’analogie concerna…nt la cause de cette chute, puisque celle de Détroit est le fruit d’une gestion économique calamiteuse ayant engendré une dette colossale, mais bien d’une idéologie absurde épaulée d’une lignée politique insouciante du long terme à laquelle le slogan débile « Yes we can » colle parfaitement. Construire un oasis de luxure (et de débauche) au beau milieu d’une zone désertique, et donc de facto ou l’eau est une denrée rare, était voué à l’échec au long terme, tout comme le sera Dubaï !

Une fois encore, on constate que les intérêts des multinationales priment sur les ressources vitales, avec les conséquences futures ainsi que présentes que cela implique. Déjà annoncé en 2013, « l’assèchement rapide des rivières et nappes phréatiques va déclencher une catastrophe sans précédent aux Etats-Unis » est désormais une réalité, et la « guerre de l’eau », qui sera suivie de la « guerre de l’air », a déjà commencé…

Le gaspillage de l'eau par l'élite.

Le gaspillage de l’eau par l’élite…vue du ciel!

Déjà en octobre 2010, le célèbre magazine Géo nous annonçait que :

« Le lac Meade fournit 90 % de l’eau potable à Las Vegas. Au rythme auquel il s’assèche, des scientifiques prédisent qu’il aura totalement disparu en 2021. Les pourtours du lac témoignent de cette baisse du niveau de l’eau. » (ndv : il est effrayant de constater que cette révélation n’a pas généré le moindre partage sur les réseaux sociaux…) »

« La sécheresse est comme un cancer rampant qui se répand dans le désert… A mesure que la situation s’aggrave, nous allons commencer à parler du rapatriement des gens qui vivent à Vegas »
The drought is like a slow spreading cancer across the desert. It’s not like a tornado or a tsunami, bang. The effects are playing out over decades. And as the water situation becomes more dire we are going to start having to talk about the removal of people from Las VegasLa situation de Las Vegas est silencieusement, subrepticement devenue désespérée, comme la décrit Rob Mrowka, un scientifique résidant dans cette ville et travaillant au Centre for Biological Diversity…

Un long article de The Telegraph, du 29 juin 2014, commenté par ZeroHedge.com le 30 juin 2014, détaille minutieusement ce qu’on n’ose évidemment décrire comme le naufrage, sinon dans un océan de sécheresse, de cette ville fameuse. L’aventure est symbolique et exemplaire, parce que Vegas, la « ville-pécheresse » selon le conformisme du Système et avec le contrôle qui va avec, est par nombre d’aspects un symbole puissant de notre contre-civilisation, de ses choix prédateurs de l’équilibre de la nature du monde, de son gaspillage insensé, de sa vulgarité coûteuse, de son hypocrisie et de la soumission de l’esprit à l’idéologie de la maîtrise du monde par l’espèce humaine prisonnière de la technologie et de la communication, – dito, du « déchaînement de la Matière ».

« The situation is as bad as you can imagine, » said Tim Barnett, a climate scientist at the Scripps Institution of Oceanography. « It’s just going to be screwed. And relatively quickly. Unless it can find a way to get more water from somewhere Las Vegas is out of business. Yet they’re still building, which is stupid. »

« The crisis stems from the Las Vegas’s complete reliance on Lake Mead, America’s largest reservoir, which was created by the Hoover Dam in 1936 – after which it took six years to fill completely. It is located 25 miles outside the city and supplies 90 per cent of its water. But over the last decade, as Las Vegas’s population has grown by 400,000 to two million, Lake Mead has slowly been drained of four trillion gallons of water and is now well under half full. Mr Barnett predicts it may be a « dead pool » that provides no water by about 2036. The lake currently looks as if someone has removed a giant plug from it… »

Las Vegas est une pure création de la pseudo-civilisation américaniste à partir des conditions artificielles établies par les moyens de lutte contre la Grande Dépression, des activités illégales au Lac Meads (artificiel) qui fit partie des grands travaux public des années 1930. (Créée en 1905, Vegas prit son essor en 1931, comme le rapporte le Wikipédia, aux indications duquel il faut tout de même ajouter l’implication massive dès cette époque du crime organisé et du show-business dans la gestion et l’exploitation de la ville transformée en usine-casino, avec la corruption pour les services officiels, les méthodes brutales du crime, etc. : « The year 1931 was a pivotal one for Las Vegas. At that time, Nevada legalized casino gambling and reduced residency requirements for divorce to six weeks. This year also witnessed the beginning of construction on nearby Hoover Dam. The influx of construction workers and their families helped Las Vegas avoid economic calamity during the Great Depression. This engineering marvel was completed in 1935.»)

Las Vegas comme « pur artefact des temps passés », représente parfaitement l’aspect le plus artificiel de la société américaniste. Grâce aux consommations d’entretien de lieux artificiels pour ce climat, tels les pelouses des quartiers super-riches et les green de golf qui vont avec, Vegas maintient l’une des plus forte consommation d’eau par habitant des USA, – 219 gallons d’eau par jour alors que la référence de San Francisco est de 49 gallons par jour. (Il faut noter que l’industrie du jeu, consciente de la gravité du problème, s’impose des restrictions très sévères puisqu’elle ne consomme dans ses activités que 7% de l’eau consommée, alors qu’elle représente 60% de l’activité économique.)

« Mr Mrowka cited Lake Las Vegas, a mega-resort where stars including Celine Dion live, as one of the « most egregious examples » of wasting water. He said : « It’s a community for the rich and famous and it has a 320-acre lake filled with three billion gallons of water from Lake Mead. That’s three billion gallons of drinking water, and each year they take millions more to keep it from stagnating and smelling. »

« Las Vegas gets just four inches of rain in a good year, and in the first four months of 2014 there was just 0.31 of an inch. The Southern Nevada Water Authority, which has the task of keeping the city from running dry, has described the effects of the drought as « every bit as serious as a Hurricane Katrina or a Superstorm Sandy ». Spokesman JC Davis said water-hogging developments like Lake Las Vegas were « artifacts from an earlier time that wouldn’t be allowed today. » He said: « The days of having things like a shopping centre lined with grass are over. »

Encore la crise de Las Vegas ne doit-elle pas être considérée comme un cas isolé. Elle se place dans un ensemble, le Sud-Ouest des États-Unis, qui est dans une crise semblable par rapport au mode de vie qui y a été développé. Les conditions de la crise climatique, qui ont évolué vers les extrêmes et ont installé un climat d’extrême sècheresse dans cette partie du continent nord-américain, affectent effectivement les sept États de cette partie des USA (Californie, Nevada, Arizona, Wyoming, Utah, Californie et Nouveau-Mexique), à mesure du déclin et de la mort annoncée du grand fleuve Colorado. (La Californie est dans une crise de sécheresse considérée comme la pire en un demi-millénaire.) Las Vegas ne peut espérer aucune aide des États voisins ; comme le dit une des personnes interrogées, il s’agit en fait de la disparition d’une « civilisation », qui est la spécificité de cette partie des USA, bâtie sur des conditions de vie qui impliquaient une rupture complète avec les exigences du cadre naturel.

« …There is pressure on the neighbouring state of California to take pity on Las Vegas and give it water. But California is dealing with its own three-year drought, possibly its worst in half a millennium, which Governor Jerry Brown has described as « epochal ». 100 per cent of California is now classified as in « severe drought » and rivers are so low 27 million young migrating salmon are having to be taken to the ocean in trucks. »

« Nevada and California are just two of seven states that rely for water on the 1,450-mile Colorado River, which rises in the Rocky Mountains and used to empty into the Gulf of California in Mexico – but which now rarely reaches the sea, running dry before that. In 1922 seven US states – California, Nevada, Arizona, Wyoming, Utah, Colorado and New Mexico – first divided up how much river water each could use, and the amounts have been bitterly contested ever since, including by Mexico, which also takes water from it. »

« One proposal is for landlocked Nevada to pay billions of dollars to build solar-powered desalination plants in the Pacific off Mexico, taking Mexico’s share of Colorado River water in exchange. But Mr Mrowka said: « The Colorado is essentially a dying river. Ultimately, Las Vegas and our civilisation in the American South West is going to disappear, like the Indians did before us. »

On pourra considérer cette perspective de Las Vegas, et de la région où cette ville-symbole se trouve, comme un pan de plus de la déconstruction et de la déstructuration des USA. Les conditions de développement économique, ou de la crise qu’est devenu le système économique, sont telles qu’elles exacerbent les tensions avec l’environnement naturel, et là aussi selon une mesure d’accélération géométrique puisque la crise environnementale ne cesse de faire évoluer le facteur climatique vers les extrêmes. Bien entendu, cette sorte d’évolution a déjà eu lieu dans d’autres occurrences dans le passé, mais il y a ici la brutalité des conditions spécifiques, dans le cadre de la crise générale du Système dans tous les domaines ; les effets sont eux-mêmes beaucoup plus brutaux et beaucoup plus déstabilisants, à cause de l’extrême rapidité et de la puissance du phénomène.

La tension entre une « civilisation » qui ne cesse d’évoluer vers les extrêmes les plus prédateurs, et l’évolution de la crise environnementale évoluant également vers des extrêmes imposant de plus en plus de contraintes dans le sens inverse, cette tension ne cesse de grandir et prend aisément des allures catastrophiques, transformant encore plus décisivement la situation en une crise grave. L’enseignement qu’on est conduit à tirer de ce constat concerne la confirmation de plus en plus pressante de l’incompatibilité totale, jusqu’à des situations d’affrontement catastrophiques, entre cette « civilisation » et le milieu naturel où elle s’est implantée, avec les effets également catastrophique sur les psychologies des populations, sinon sur leur sécurité fondamentale ; ainsi le schéma s’insère-t-il parfaitement dans le cadre général de ce que nous avons nommé la contre-civilisation, telle que s’est développée depuis la fin du XVIIIème siècle.

On observe donc qu’avec cette « crise de l’eau », rarement mentionnée dans les fiches touristiques d’information sur Las Vegas, on approche un domaine qui se constitue en cul-de-sac, où les exigences de l’évolution de l’environnement développant sa crise propre semblent devoir très rapidement dépasser décisivement les capacités technologiques de riposte du Système. Il est évidemment très significatif que les scientifiques impliqués dans les questions climatiques et de l’environnement parlent de l’interruption des activités économiques, voire de l’évacuation progressive de la population.

On se trouve alors devant un phénomène antiSystème s’exprimant par des voies extrêmement brutales que certains pourraient comparer à l’extrême d’un « nettoyage ethnique » imposé par les conditions naturelles, d’une nature conduite à une crise de révolte par les activités humaines d’exploitation, contre ces activités humaines. Symboliquement et au niveau de la communication, Las Vegas constitue de ce fait un cas remarquable et exemplaire de ce cul-de-sac du développement de la modernité et de son Système, particulièrement avec sa dimension symbolique très puissante dans l’appareil d’influence et de fascination de l’américanisme, et de l’American Dream, catégorie « fric and fun ».

(Il faut noter, accessoirement et sans surprise, combien la communication tente d’écarter ce problème qui n’est pas fait pour encourager le tourisme, principale ressource de la ville. On le constate par exemple avec l’article déjà cité du Wikipédia sur Las Vegas. La version initiale US ne fait pas allusion à ce problème d’approvisionnement en eau. La version française y fait allusion en deux lignes, dont l’optimisme et la très faible information, sinon la mésinformation ou la désinformation implicite, contrastent avec les nouvelles que nous apporte l’article du Telegraph, – quotidien londonien qui, pourtant, ne cultive guère la bienveillance à l’égard des problèmes de l’environnement : « La population augmentant, la localisation dans un désert, la forte consommation d’eau pour les décors, et l’éloignement de la mer rendent la ville très dépendante de l’approvisionnement en eau. Seul un fleuve l’arrose. Des économies et du recyclage ont été pratiqués avec succès. »

DE AMMAN À LAS VEGAS,UN PROBLÈME MONDIAL

leau-monde-diplomatique

En 2025, pour la majorité des habitants de la planète, l’approvisionnement en eau pourrait être « insuffisant » voire « dramatiquement insuffisant ». A en croire les prévisions, il est peu probable que les facteurs à l’origine de cette situation ne soient prêts de disparaître.

Serions-nous bientôt à cours d’approvisionnement en eau ? La question peut paraître exagérée, mais le fait est que les pressions exercées sur les ressources en eau sont appelées à s’intensifier, provoquant ainsi de nouvelles tensions géopolitiques. Ces pressions viendront notamment de l’augmentation de la population mondiale : selon les projections, celle-ci devrait passer de 6 milliards d’individus aujourd’hui à 8 milliards dans 25 ans. Cette croissance démographique interviendra principalement dans les pays qui connaissent déjà des problèmes d’approvisionnement en eau. C’est le cas par exemple de l’Éthiopie, dont la population, actuellement de 62 millions d’habitants, devrait plus que doubler d’ici à 2025 pour atteindre 136 millions d’habitants, soit environ la moitié de la population actuelle des États-Unis.

L’urbanisation rapide qui accompagne cette explosion démographique – au cours des 25 prochaines années, les pays en développement devraient compter 2,5 milliards de nouveaux citadins – ne fera qu’accentuer les graves problèmes d’approvisionnement en eau. La plupart des villes n’ont tout simplement pas les moyens d’accueillir ce surcroît de population. Les infra-structures en place sont déjà fortement sollicitées et l’extension des services imposera un coût financier gigantesque. En l’occurrence, il faudrait probablement 1 000 milliards de dollars d’investissements nouveaux pour que les habitants des villes des pays pauvres bénéficient de conditions d’assainissement convenables. Cela paraît d’autant plus difficile qu’il faudra pour cela affronter la concurrence des pays riches, où des investissements seront également nécessaires pour moderniser ou remplacer les installations existantes. Dans les pays développés, les pressions vont d’ailleurs s’amplifier à mesure que le public prendra conscience du fait que les problèmes ne sont pas simplement écologiques, mais aussi sanitaires. Ainsi, bon nombre d’individus ont été profondément choqués en apprenant que les athlètes décédés lors des Maccabiades de 1997 à Tel Aviv, après être tombés dans une rivière, n’étaient pas morts noyés, mais empoisonnés par l’eau.

L’un des facteurs qui devrait certainement aggraver les pénuries d’eau est la tendance au réchauffement de la planète. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la Terre devrait en effet connaître une élévation des températures comprise entre 1,5 et 3 degrés au cours du siècle prochain. Si la consommation d’eau de boisson et d’irrigation sera certainement appelée à augmenter, des effets indirects, plus difficiles à maîtriser, pourraient également se manifester : hausse des pertes par évaporation et moindre réalimentation des nappes phréatiques, apparition plus fréquente d’événements météorologiques extrêmes comme les orages (pouvant entraîner une surcharge des réseaux d’épuration), modification des zones climatiques et des saisons susceptible d’avoir des incidences prononcées sur l’approvisionnement en eau. Même dans les régions où le volume total des précipitations annuelles ne changera guère, des problèmes risquent de se poser si ces précipitations sont concentrées en hiver ou si elles délaissent les zones agricoles.

Un problème planétaire

Le changement climatique pourrait probablement avoir des retombées au-delà des régions exposées à des phénomènes graves de sécheresse ou d’inondation. Des pays comme le Royaume-Uni ont commencé à en étudier les répercussions possibles sur un large éventail de secteurs, notamment sur la gestion de l’eau. Les travaux révèlent que, même en partant des hypothèses prudentes formulées par le GIEC concernant l’élévation des températures, à l’avenir, les ressources en eau seront déterminantes pour l’occupation des sols. Des projets de construction de logements pourraient être abandonnés par manque d’un approvisionnement économique en eau ou en cas de risques d’inondation.

Quelles réponses peut-on apporter concrètement à ces problèmes ? Il existe des solutions techniques à grande échelle qui se sont d’ailleurs révélées utiles dans des pays comme l’Égypte par exemple. En dépit de la sécheresse, ce pays a été épargné par les famines qui ont affecté l’Afrique subsaharienne dans les années 80, alors même que son approvisionnement en eau repose sur les mêmes bassins hydrographiques que les autres pays du continent. S’agissant des catastrophes naturelles, comme les inondations l’an dernier en Chine qui ont fait des milliers de victimes et qui ont privé de toit des millions de personnes, une stratégie possible consiste à construire de gigantesques barrages qui servent à la fois de protection contre les fluctuations du climat et de source d’hydroélectricité.

Cependant, l’intrusion dans la nature peut avoir aussi des conséquences imprévues. Les détracteurs des solutions techniques à grande échelle ne manquent pas de rappeler que le dessèchement de la mer d’Aral a fait suite à la décision de l’Union soviétique de développer la culture du coton par l’irrigation massive. Du reste, ces grands travaux ne sont pour l’heure guère privilégiés.

Ici et là, des solutions techniques à plus petite échelle ont été proposées. En Jordanie, on envisage ainsi de prélever de l’eau du golfe d’Akaba dans la mer Rouge et de la transférer par canal vers la mer Morte, en profitant du dénivelé entre les deux points pour alimenter une centrale hydroélec- trique. Cette centrale dessalerait une partie de l’eau de mer et rejetterait le reste dans la mer Morte pour endiguer la baisse de son niveau. Aussi ingénieux qu’ils puissent être, ces types de projets n’ont que peu de chances de créer de nouvelles sources importantes d’approvisionnement.

Aujourd’hui, l’attention se concentre sur des solutions permettant d’agir sur la demande, et notamment par le biais de mécanismes de tarification du marché, en vue de favoriser une utilisation durable. Si les pays de l’OCDE ne manquent pas d’eau, ils sont néanmoins plus souvent confrontés à des problèmes d’approvisionnement. Les ressources en eau douce de la planète continueront probablement de faire les frais de gaspillage et de la mauvaise gestion imputables à des prix excessivement bas, aux insuffisances des infrastructures et au fait que de meilleures technologies tardent à s’imposer. Pour encourager une consommation durable, il est essentiel de veiller à ce que les ressources et les écosystèmes se voient attribuer une valeur économique et que les coûts externes, comme ceux induits par la pollution, soient répercutés sur les prix du marché.

La réforme des prix est particulièrement attrayante d’un point de vue économique. Dans l’agriculture, qui représente environ 70 % de la consommation d’eau mondiale, contre 20 % pour l’industrie et 10 % pour le logement et les bureaux, on pourrait admettre un certain degré de concurrence intersectorielle pour l’accès aux ressources peu abondantes en eau, à condition de mettre fin, sauf cas particuliers, aux subventions et aux programmes publics en faveur de l’extension de l’irrigation.

Les droits négociables pourraient constituer un autre moyen de gérer les ressources en eau. Pour les partisans de cette solution, cela permettrait de faire en sorte que le prix de l’eau reflète la valeur de ses autres usages possibles et de créer ainsi des incitations en faveur d’une utilisation plus productive et plus efficace par rapport au coût. Par exemple, les agriculteurs qui vendent l’eau à des prix librement négociés, pourraient bénéficier de mesures incitatives pour améliorer le rendement d’utilisation de l’eau de façon à revendre leurs excédents dans les agglomérations où le prix est plus élevé. Cela étant, un tel système pourrait se révéler coûteux à mettre en place et à gérer. Il faudrait modifier la législation, mettre en œuvre des moyens pour assurer l’application des droits, voire construire de nouveaux équipements pour amener l’eau vers les consommateurs potentiels. En tout état de cause, les pouvoirs publics seraient toujours responsables d’un certain nombre d’aspects comme les normes de qualité ou le contrôle des inondations.

En dehors des rares périodes de restriction de l’arrosage des jardins et du lavage des voitures, la plupart des habitants des pays de l’OCDE ne prêtent que peu d’attention à la manière dont ils utilisent l’eau, et encore moins à son coût réel et à sa provenance. Pour qu’il en soit encore ainsi à l’avenir, il convient d’agir dès maintenant afin de protéger les ressources qui nous approvisionneront demain. Ailleurs, la situation est par contre plus préoccupante. L’expérience nous enseigne en effet qu’il sera extrêmement difficile de conjuguer l’action politique, l’investissement et les formes de développement qui s’imposent, pour assurer à tous un accès équitable à des quantités suffisantes d’eau salubre.

Patrick Love

Programme de l’OCDE sur l’avenir

7.Construisez le graphique ombrothermique de Amman en utilisant ces donnéeshttp://meteo.msn.com/monthly_averages.aspx?wealocations=wc:JOXX0002

Construisez aussi celui de Las Vegas.

Sources: Le-veilleur.com et l’OCDE

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