Pourquoi les systèmes politiques actuels sont-ils un échec?

Pourquoi les systèmes politiques actuels sont-ils un échec?

1-Historique et « évolution » de la démocratie.

La démocratie serait apparue vers le VI è siècle av JC à Athènes. Deux modèles de fonctionnement étaient alors en usage :

– La Boulè regroupant environ 500 citoyens tirés au sort, chargés de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi ;

– L’assemblée des citoyens (Ecclésia).

Dans les 2 cas, des citoyens participent activement à la résolution des problèmes de société. Tous les citoyens athéniens avaient le droit de prendre la parole et de voter à l’Ecclésia, où étaient votées les lois. Une relativement petite partie des juges et magistrats étaient élus car leur travail était assez complexe et n’exerçaient que des mandats d’un an.

La République romaine organisait donc des élections mais, les femmes, les esclaves et une large partie de la population étrangère en étaient exclus. Le vote des riches avait plus de poids et la plupart des plus hautes fonctions étaient attribuées à quelques familles nobles. Il était important d’être riche pour se prémunir de la corruption. – Notez que le problème de corruption est donc très ancien et apparemment étroitement lié à l’économie! Nous y reviendrons dans l’article 2 : pourquoi l’économie monétaire est-elle un échec?

La démocratie athénienne est aujourd’hui considérée comme ayant été une forme de démocratie directe :

La démocratie directe est un régime politique dans lequel les citoyens exercent directement le pouvoir. Appliquée au seul secteur économique, la démocratie directe est souvent appelée autogestion.

L’égalité était la règle entre les familles et les clans d’autant que les terres étaient gérées souvent collectivement. La création de groupes bénéficiant de terres à titre personnel sur lesquels travaillaient comme esclaves ou serviteurs les prisonniers d’autres tribus, entraîna la création des premières différences sociales. L’inégalité entraîna l’abandon de la démocratie directe et l’avènement du gouvernement des féodaux sur les paysans.

Le Moyen Âge européen voit l’apparition et le renforcement de la féodalité jusqu’à l’apogée de la monarchie absolue au XVIIe siècle. La monarchie absolue est un type de régime politique dans lequel le détenteur d’une puissance attachée à sa personne, concentre en ses mains tous les pouvoirs, gouverne sans aucun contrôle.

De nombreux systèmes, fondés sur les élections ou une assemblée, ont continué à faire partie de la démocratie. Toutefois, la participation s’est alors souvent retrouvée limitée à une minorité dans ces systèmes et ils pourraient tout aussi bien être qualifiés d’oligarchies. La grande majorité des régions dans le monde du Moyen Âge étaient gouvernées par une seigneurie, suivant un système féodal appuyé sur le pouvoir central d’une royauté ou monarchie. Déjà à cette époque, le peuple n’a plus aucun pouvoir et se laisse gouverner par une minorité, voir un seul individu!…

Plus tard, on verra s’effriter le pouvoir des royautés qui ne sera que déplacé vers des assemblées parlementaires, mais toujours limité à une « élite » et sous la surveillance attentive de la royauté, comme si elle possédait un regard et une volonté divine… Le principal apport d’une assemblée parlementaire est de permettre de débattre des problématiques de société. Le premier parlement élu a été le Parlement de Montfort en Angleterre en 1265. Là encore seule une petite minorité disposait d’une voix : le Parlement était élu par quelques pour cent de la population (moins de 3 % vers 1780), et le système présentait des dispositions problématiques, telles que les municipalités corrompues. La convocation du Parlement était laissée au bon vouloir du roi ou de la reine (le plus souvent lorsque celui ou celle-ci avait besoin d’argent). – Encore une fois, étrange que l’argent soit encore en cause et de surcroit associé à la corruption…

Cette « évolution » de la démocratie, amène donc un autre grave problème qui s’est amplifié graduellement et qui s’est transmis jusqu’à nos jours : la concentration et la centralisation graduelle du pouvoir et le retrait du droit de parole et de décision du peuple. Et c’est le problème de tous les systèmes politiques contemporains : le peuple n’a pas son mot à dire dans aucune décision et n’est jamais consulté même s’il est directement concerné!

La concentration du pouvoir s’est opérée graduellement par l’élite riche et « bien pensante » qui ne souhaitait pas laisser la décision des affaires à un peuple en manque d’éducation généralisé. Si on remonte à l’antiquité, berceau de la démocratie, jusqu’à la période pré-industrielle, une très grande proportion de la population était analphabète et par conséquent pas ou peu scolarisée.

Cette situation d’analphabétisme, à fait en sorte qu’une « élite intelligente » a su s’imposer facilement pour s’installer au pouvoir et prendre des décisions à la place du peuple, supposément pour son bien. En fait, une partie des décisions du « pouvoir » allaient dans le sens du bien commun ou permettaient d’atteindre partiellement cet objectif par le hasard des choses ou pour éviter des soulèvements. Le pouvoir à toujours préféré un peuple bien soumis à ses lois… Et le peuple est plus facile à dominer lorsqu’on le maintien dans l’ignorance… Pendant ce temps, le pouvoir fait ce qu’il veut pour contribuer à l’enrichissement des riches par l’exploitation du peuple qu’on récompense en lui permettant de lutter pour sa survie…

Et c’est ainsi que le peuple laissa les riches et mieux éduqués (mais pas nécessairement mieux formés) prendre le contrôle des plus hautes fonctions du pouvoir.

Toutefois, cette situation ne s’applique plus de nos jours alors qu’une très grande proportion de la population est scolarisée suffisamment pour participer activement aux débats des problèmes de société et des enjeux planétaires.

2-Pourquoi le modèle démocratique actuel est-il un échec?

Définition – « La démocratie » (du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté ») est le régime politique dans lequel le peuple est souverain (le peuple renvoyant cependant à la notion plus restrictive de citoyens.)

Selon cette définition, il n’y a aucune démocratie active dans aucun pays en ce moment! Il semble que nous ayons choisi ou que nous nous soyons fait imposer un système pseudo-démocratique hyper-structuré et opaque à qui le peuple confie l’entière responsabilité de tout décider et de tout mettre en place pour assurer son bien être, sa sécurité, etc. Il ne faut pas s’attendre d’un tel système à ce qu’il donne une satisfaction très élevée si le peuple confie ses problèmes à des tiers… Même la mise en place d’un système solide d’audit, de surveillance, de contrôle qualité et d’approbation n’assureraient pas d’éviter la collusion et la corruption issus de la soif de pouvoir et de l’appât du gain financier entretenu par le système politique actuel!…

Dans la réalité concrète, la seule concession que le « pouvoir » politique a accordé au peuple et conservé de l’évolution historique de la démocratie, est celle de voter. Voter pour un parti, pour un chef parlementaire, pour un bloc d’idéologie préfabriqué par une élite pensante laissant croire au peuple qu’il peut choisir le groupe qui détient les solutions aux problèmes de la société est tout simplement une utopie! Tout un pouvoir que de permettre au peuple de choisir son dictateur ou de confier ses problèmes à un tier qui de surcroît est un inconnu!… Une hérésie notoire bien éloignée du réel pouvoir décisionnel du peuple lors des assemblées des citoyens de la Rome antique… Si au moins le peuple était consulté et avait droit de veto, ce serait peut être un moindre mal.

En fait, les décisions prises par les gouvernements élus, réussissent évasivement à répondre partiellement aux problèmes de société de façon sporadique et aléatoire, mais sans jamais atteindre un niveau de satisfaction acceptable, sinon, nous n’en entendrions plus parler… Un des problèmes vient du fait que les partis politiques travaillent à l’application de solutions qu’ils croient être des vérités absolues sans avoir obtenu l’opinion de la population.

Certaines solutions sont excellentes : l’assurance maladie, la scolarité obligatoire, etc. Mais de nombreux moyens pour y arriver font en sorte que les objectifs ne sont pas toujours atteints correctement ni de façon optimale pour différentes raisons chroniques dont l’incroyable embourbement administratif des organisations publiques et la masse écrasante de lois et règlements soporifiques impossibles à appliquer que le parlement s’affaire à passer son temps à modifier…

De surcroît, le rôle et la mission d’un gouvernement devrait être de veiller au bien être social de la population sous sa juridiction et s’y limiter. Qu’un gouvernement doive déraper complètement dans le domaine du développement économique à outrance en sacrifiant la qualité et l’avenir de son peuple par la dilapidation de ses terres et richesses naturelles est l’indicateur d’un très grave déséquilibre qui cache sous une fausse stabilité économique un autre problème aussi grave que nous aborderons à l’article 2 : Pourquoi le système économique monétaire est-il un échec?

Une critique de la démocratie représentative, montrant que ce système qui caractérise les États démocratiques modernes apparus depuis le XVIIIe siècle, présente de nombreux défauts prouve qu’en réalité le peuple souverain y est dépossédé de son pouvoir. La démocratie directe apparaît alors comme une alternative aux systèmes existants.

3-Quelles sont les solutions?

Redonner le droit et le pouvoir décisionnel au peuple :
Le Conseil Consultatif Universel

« S’il y a vote, ce n’est pas une démocratie! »
– J-P Durt « L’utopie du monde sans élections », 1872.

Le Conseil Consultatif Universel est une structure décisionnelle impliquant la participation de citoyens et la consultation publique pour solutionner les problématiques de société.

« L’unanimité ou le consensus sont préférés aux votes pour définir la démocratie directe. La démocratie directe est la pratique du débat et de la décision collective au sein d’un groupe humain réuni en assemblée. Les choix qui engagent l’ensemble de la communauté y sont faits en toute transparence et sans médiation hiérarchique avec révocabilité des mandataires éventuels. Elle n’empêche pas l’utilisation du vote comme outil. »

Les Conseils Consultatifs sont Universels en ce sens que le processus décisionnel s’applique à toutes les échelles de la société. Les problématiques locales doivent être traitées localement. Les problématiques nationales doivent être traitées au national. Tout est dans le positionnement de chaque problématique lorsqu’on détermine sa portée sociale.

Le Conseil Consultatif Universel impose le retour à une forme structurée de démocratie directe organisée autour des conseils consultatifs établis à chaque niveau de juridiction qui lui est nécessaire : local (communauté, quartier), municipal, régional, provincial, national et mondial. En conséquence, il remplace totalement tous les niveaux politiques actuels constitués de partis politiques élus par des groupes de citoyens désignés par leur entourage.

Le Conseil Consultatif decentralise et élimine la concentration du pouvoir. Le principe de base du Conseil Consultatif est précisément « la consultation ». Il n’y a aucune démarche plus démocratique que la consultation car elle permet d’atteindre avec une précision beaucoup plus fine les objectifs auxquels doivent répondre les organisations politiques, économiques et juridiques : résoudre des problèmes de société. Contrairement aux débats qui ne produisent généralement pas de solutions, la consultation est constructive. Comme il n’y a aucune opposition de par l’absence de partis politiques, il n’y a aucune perte de temps avec des débats d’opinion stériles.

Chaque Conseil a la responsabilités de veiller à résoudre les problématiques sociales qui lui sont soumises à son niveau territorial par un processus de consultation interne avec le citoyen ou groupe de citoyen. Les problèmes sont soumis par des citoyens ou groupes de citoyens demandeurs et adressés aux Conseils pour éclaircir le problème et faire ressortir des solutions préliminaires. Par consultation globale de la totalité de la population territoriale, une solution est choisie par le peuple pour en arriver à l’adoption d’une décision finale, mais jamais définitive et toujours révoquable. Si aucune solution ne satisfait majoritairement le peuple, une nouvelle consultation doit avoir lieu et elle est généralement publique.

Les membres des Conseils sont désignés par la population, nommés ou élus par le peuple à sa demande ou à la demande d’un Conseil. Les Conseils Consultatifs sont obligatoirement constitués de citoyens et par des citoyens. Aucun politicien, ni administrateur n’a le droit de faire parti d’un conseil afin de ne jamais influencer les décisions ce qui serait illégal. Les citoyens choisissent une dizaine de conseillers parmi leurs voisins ou connaissances sur la base de leur comportement et reconnaissance sociale et altruiste. Il est généralement plus simple et formateur d’être conseiller d’un Conseil local d’abord avant d’aspirer être proposé comme membre d’un conseil provincial ou national. Il faut posséder une vision exceptionnellement humaniste pour être proposé au Conseil mondial. Les hommes qui y seront proposés auront un parcours de vie caractéristique et particulièrement remarquable ainsi qu’une reconnaissance mondiale de leur implication.

Les campagnes sont interdites et illégales et il n’est pas permis de demander à faire parti d’un conseil ni de tenter de s’y introduire ce qui est considéré comme un acte de corruption et de détournement ou de tentative d’appropriation du pouvoir. Le lobbying est également illégal et passible d’emprisonnement puisqu’il correspond à de la corruption idéologique par détournement et influences.

La seule façon de se démarquer pour être désigné par le peuple pour faire parti d’un Conseil est d’être très impliqué socialement en contribuant activement et souvent à aider et à améliorer la qualité de vie sociale. Donc, plus un individu est impliqué dans sa communauté et reconnu par sa gentillesse et son altruisme, plus il a de chances d’être proposé par son entourage pour faire parti d’un Conseil. Ainsi, il sera fréquent de voir des artistes, des sociologues, des anthropologues, des psychologues, des médecins ou des scientifiques faire parti d’un Conseil. Mais la formation professionnelle n’est pas un critère de choix.

N’importe quel citoyen peut être amené à faire parti d’un Conseil à condition d’avoir démontré son implication sociale, un altruisme élevé ou une capacité particulièrement novatrice à résoudre des problèmes de société. Il va de soit que de mauvais choix risque d’amener de mauvaises décisions et un citoyen ne serait pas conseiller longtemps… En conséquence, un Conseil peut être remanié en tout temps. La constitution d’un conseil est sous la surveillance de la population qui peut en tout temps par consultation et vote majoritaire destituer un conseiller.

Le rôle d’un conseiller est un honneur et un privilège d’avoir été choisi ou désigné pour être au service du peuple. Un conseiller doit recevoir, noter, concilier et débattre en Conseil Consultatif des problématiques de société afin de trouver, élaborer et assurer la mise en place des propositions de solutions adoptées à l’unanimité par le peuple. Contrairement à la démocratie traditionnelle à concentration du pouvoir, les Conseils Consultatifs n’ont aucun pouvoir décisionnel! Ils sont au service dévoué de la population qui va solliciter leur aide.

Les Conseils on l’obligation de consulter la population de leur territoire pour obtenir l’approbation du peuple avant l’application d’une solution. Toute solution qui serait appliquée sans que la population n’ait été consultée est illégale et anti-démocratique et entraînerait la destitution instantanée du conseil, une enquête et éventuellement l’emprisonnement de certain des membre du Conseil ayant corrompu le processus.

Les Conseils Consultatifs ne sont jamais constitués de moins de 6 ni de plus de 10 individus car ce nombre a prouvé son efficacité productive dans de nombreux modèles de systèmes de travail collaboratif. Un Conseil peut également consulter un autre Conseil afin de mieux positionner ses choix de solutions et leur application. Les Conseils peuvent également avoir recours aux services de spécialistes externes pour obtenir des renseignements complémentaires permettant de consolider certaines options de solutions. Mais aucun consultant n’a le droit de tenter d’influencer leur décision ce qui serait du lobbying.

Aucune décision d’un conseil ne peut être entérinée sans une consultation générale de la population du territoire de juridiction et sans l’obtention de l’accord de la majorité au préalable.

Les consultations publiques doivent présenter au peuple la problématique sociale en cause, les solutions proposées issues du processus consultatif et les avantages et inconvénients analysés par le Conseil pour chaque solution. Le peuple se prononce sur la solution qu’il privilégie. Si elle comporte de nouveaux risques au moment de son application, il est de la responsabilité du Conseil d’en informer la population.

Ainsi, aucun individu ne peut prétendre être insatisfait de la décision puisqu’il est censé avoir participé activement et de bonne foi aux débats. Tous sont pleinement conscients des enjeux liés à la décision finale. Aucune décision ne peut être entérinée sans la consultation populaire. Si la majorité du peuple s’oppose aux solutions, il peut et doit en suggérer de nouvelles et le processus de consultation reprend jusqu’à résolution.

Une fois la solution adoptée, le conseil fait appel à des spécialistes pour assurer la mise en application de la solution et garantir son maintien. D’une certaine manière, le système devient esclave des décisions du peuple. C’est la démocratie directement appliquée.

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