Promouvoir la bonne résistance – constats d’échec et nécessité d’une réforme économique

Cher monsieur Mead.

Encore une fois, vous tapez dans le mille avec votre dernier texte qui va dans le sens des constats que nous sommes de plus en plus nombreux à faire : le système économique monétaire capitaliste est un échec qui mène l’humanité vers le mur du génocide climatique de la civilisation en passant par un pénible chemin parsemé d’écocides.

Ce constat devient tellement clair, qu’il circule de plus en plus d’articles sur le sujet autant dans les médias traditionnels, qu’alternatifs incluant les réseaux sociaux. Nous sommes encore trop nombreux toutefois à ne pas avoir encore pris conscience de ce qui se passe, suite à plus de 2000 ans de déformation culturelle et de dénaturalisation de la nature humaine par ce modèle social : du pain et des jeux…

En 2012, ce que vivent les Premières Nations en terme de déracinement du territoire nous a interpelé avec les lois Harper pour dérèglementer les protections environnementales en préparation à l’ouverture toute grande des sables bitumineux aux pétrolières. Depuis, c’est devenu le plus grand écocide planétaire… Le Canada est « sur la map »!

Nous avons donc participé à des manifs Idle no More avec les Hurons, les Innus et des québécois.

Puis, le Québec s’est mis à déraper sur la pente glissante du développement économique des hydrocarbures de schistes… Sans oublier la pression du fédéral pour exporter à tout prix les sables bitumineux de l’Alberta…

Nous avons donc participé à des manifs avec les Québécois, les Hurons, les Innus, les Algonquins et bien d’autres…

Force nous est de constater, à l’observation des effets ténus de toutes ces manifestations et de leurs influences potentielles sur les décisions, que nous arrivons aux mêmes constats et conclusions que vous, qui sont les mêmes que David Suzuki : l’environnementalisme est un échec!

Mais pourquoi?

Parce qu’il ne fait que ralentir insensiblement la course effrénée de l’accélération du développement économique capitaliste. Ce dernier reprend toujours le dessus. Nous ne nous attaquons pas au problème mais à ses symptômes!!!

La conclusion qui se dessine est que la source de tous nos problèmes environnementaux, sociaux, politiques et climatiques contemporains et actuels vient d’un et un seul pilier de notre système social sur lequel tous les autres s’appuient : le système économique monétaire capitaliste oligarchique!!!

Vers 500 av. JC, la monnaie à été inventée. 50 ans plus tard, la démocratie à été abolie. L’homme de pouvoir est né pour débuter l’accélération de l’accaparement des ressources et richesses nécessaires à l’assouvissement primitif de ses désirs innassouvissables et constamment renouvelés.

Oh, bien sur, la monnaie fut un temps un outil pour simplifier le troc, mais il n’a pas fallu longtemps pour se rendre compte qu’elle pouvait être utilisée pour corrompre les hommes, les acheter, payer des soldats, former des armées, envahir des territoires, s’accaparer les ressources matérielles et humaines pour s’enrichir et faire assassiner tous ceux qui se mettaient dans leur chemin, détruisant énormément sur leur passage… On a osé appeler ça l’avancement de la civilisation… Mais jamais il n’a été réfléchi dans quelle direction devrait se faire cet avancement!

L’homme est intrinsèquement bon et intègre. Mais l’argent est une drogue puissante dont les interactions avec la nature humaine sont des plus dommageables pour la civilisation et son environnement biophysique… L’argent a corrompu la démocratie pour la muter dans le totalitarisme des empires et de la royauté. La politique a muté graduellement jusqu’à corrompre la culture humaine déjà corrompue par l’argent, devenue LA DENRÉE à acquérir pour la vie. La politique représentative est née, sordide mutation d’une fausse démocratie totalitaire.

Chaque jour, nous sommes de plus en plus nombreux à être persuadé qu’il est possible d’envisager une économie non capitaliste basée sur des investissements dans l’individu et son développement pour favoriser l’innovation au bénéfice de la collectivité. Malheureusement, nous investissons dans l’économie qui ne survit pas sans développement et dont les règles intrinsèques de fonctionnement ne peuvent se passer de la sur exploitation croissante exponentielle des ressources naturelles et humaines qui épuise l’humanité et son environnement biophysique.

En médecine, nous appelons ça un cancer!

On souhaite de toutes parts réformer la politique pour rédiger une nouvelle constitution et mettre en place une démocratie plus populaire, sinon directe. Cette réforme est non seulement louable, mais nécessaire. Toutefois, une telle réforme ne saura survivre très longtemps aux métastases du capitalisme.

Si l’humanité n’arrive pas à réformer l’économie monétaire capitaliste en une économie sociale en investissant dans le développement individuel au profit de l’innovation pour le bénéfice de la collectivité, la race Homo Sapiens risque de s’éteindre au cours de l’anthropocène…

Mais ce n’est pas grave, nous aurons sauvé l’économie capitaliste à tout prix, et l’humanité lèguera des montagnes de détritus de ses réalisations matérielles qui formeront les prochains continents de plastique où naîtront de futures nouvelles formes de vie post-anthropocènes…

La Terre survivra très bien sans nous et certainement mieux!
Mais pas l’inverse…

L’article original précédant cette réflexion peut être lu ici :

http://www.harveymead.org/2014/08/09/promouvoir-la-bonne-resistance/

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