Le Japon reprendra la chasse à la baleine en Antarctique | Le Devoir

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Le Japon reprendra la chasse à la baleine en Antarctique

L’Agence japonaise des pêches a fait savoir mercredi qu’elle entend présenter un nouveau programme «scientifique» qui sera mis en application d’ici un an.

Même si la Cour internationale de justice juge que les campagnes de chasse à la baleine du Japon n’ont rien de scientifique, Tokyo compte bien reprendre son controversé programme en Antarctique dès l’an prochain.

L’Agence japonaise des pêches a fait savoir mercredi qu’elle entend présenter un nouveau programme «scientifique» qui sera mis en application d’ici un an.

Les baleiniers japonais «vont recueillir les données nécessaires pour calculer le nombre de prises de baleines possibles [en cas de reprise de la pêche commerciale] et construire un modèle de l’écosystème de l’océan Antarctique», a fait valoir un responsable de l’Agence des pêches cité par l’Agence France-Presse.

Il faut dire que Tokyo fait pression depuis des années auprès de la Commission baleinière internationale dans le but de pousser les États membres à accepter une reprise de la chasse commerciale. Cette industrie fait l’objet d’un moratoire international depuis 1986, en raison de l’effondrement des populations de tous les grands cétacés de la planète à la suite de décennies d’une chasse très intensive. Les stocks de la plupart des espèces ont chuté de plus de 90 %.

Chasse scientifique?

Le Japon estime toutefois que les petits rorquals — une espèce qu’on peut observer dans le Saint-Laurent — seraient assez nombreux en Antarctique pour permettre leur chasse. Le programme à venir ciblera d’ailleurs uniquement cette espèce. Depuis la mise en place du moratoire, le pays a déjà abattu quelque 10 000 petits rorquals dans les eaux ceinturant l’Antarctique.

Malgré l’importance des captures, les spécialistes des cétacés s’entendent pour dire que le programme n’a pas permis de recueillir de nouvelles informations sur l’espèce. Qui plus est, les données récoltées sur les animaux morts pourraient être obtenues, avancent-ils, par des moyens non létaux.

Opposée au programme japonais, l’Australie a intenté en 2010 un recours en justice dans le but de faire stopper les campagnes. Dans un jugement rendu en avril dernier, la Cour internationale de justice a conclu que la chasse que mène le Japon en Antarctique chaque année n’a aucune valeur scientifique. La Cour a ainsi souligné «son caractère illimité dans le temps, sa faible contribution scientifique à ce jour et le manque de coopération entre ce programme et d’autres programmes de recherche nationaux et internationaux dans l’océan Antarctique».

Selon le tribunal de l’ONU, les permis de chasse ne sont donc pas délivrés «en vue de recherches scientifiques» au sens de la convention internationale qui régit la chasse aux cétacés.

Le Japon garde le cap

Malgré la controverse, l’Agence japonaise des pêches garde le cap et prévoit de détailler son programme de chasse modifié lors de la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale plus tard ce mois-ci.

Le Japon continue par ailleurs de chasser les cétacés dans le Pacifique Nord et dans ses eaux territoriales, qui n’entrent pas dans le cadre visé par la décision de la Cour internationale de justice. La chasse aux dauphins a d’ailleurs été ouverte lundi dans le port japonais de Taiji pour une période de six mois. Les chasseurs de ce petit port attirent les dauphins — environ 2000 chaque année — jusque dans une baie et en tuent une partie pour vendre leur chair. Les autres sont vendus à des parcs d’attractions aquatiques.

Tokyo fait valoir que la chasse constitue une activité traditionnelle dans l’archipel. La viande des baleines abattues à l’aide de canons lance-harpons à tête explosive est vendue au Japon, un pays où la demande pour ce produit a considérablement reculé au fil des ans.

À l’heure actuelle, l’Islande et la Norvège sont les deux seuls pays à rejeter officiellement le moratoire planétaire sur la chasse commerciale. Les deux pays chassent des petits rorquals et des rorquals communs. Ces deux espèces peuvent être observées au Québec.

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