Enseignement du français: Bolduc écorché de nouveau | Daphnée Dion-Viens | Éducati on

Échec du système gouvernemental politique représentatif totalitaire.

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Enseignement du français: Bolduc écorché de nouveau

Dans nos pages mercredi, le ministre Yves Bolduc... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

(Québec) Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, s’attire encore des critiques. Ses récentes déclarations sur le français, alors qu’il a admis n’avoir aucune stratégie pour en améliorer l’enseignement, a fait bondir la présidente de l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF). Suzanne Richard considère que ces propos illustrent un mal plus grave dont la controverse sur les livres scolaires n’était que le symptôme.

«Je suis sidérée de lire qu’il n’a pas de stratégie, pas d’agenda. Ça me dépasse. C’est incroyable ce qu’il peut dire!» a lancé Mme Richard au cours d’un entretien électronique avec Le Soleil.

Dans nos pages mercredi, le ministre Bolduc a admis n’avoir aucune mesure particulière dans ses cartons pour améliorer l’enseignement du français, même si le premier ministre Philippe Couillard y a fait allusion dans son discours inaugural. «Je n’ai pas de stratégie particulière […] je n’ai pas d’agenda précis. Mais on va insister pour que le français soit une priorité au niveau de l’enseignement», a-t-il déclaré.

La présidente de l’AQPF estime que ces propos illustrent «un problème plus vaste» que la récente controverse qui a suivi les déclarations du ministre Bolduc sur les livres scolaires: «Je trouve que c’est pire que jamais. Un ministre qui n’a pas de plan… Qu’est-ce qu’il fait? Il est ministre depuis avril!»

Selon Mme Richard, les priorités du ministre ne sont pas les bonnes: «Il a des stratégies pour l’anglais intensif, il a des stratégies pour l’achat de tableaux interactifs – et il semble avoir de l’argent pour ça en plus -, mais il n’y a rien pour le français», déplore-t-elle.

Pourtant, le gouvernement libéral avait mis en place en 2008, sous la gouverne de Michelle Courchesne, un plan d’action pour l’amélioration de l’enseignement du français qui avait reçu un accueil plutôt favorable dans le milieu de l’éducation.

Mais ce plan d’action a été relégué aux oubliettes, affirme Mme Richard, qui a fait partie du comité de suivi mis en place pour assurer sa mise en oeuvre. Aucune rencontre n’a eu lieu depuis 2011, indique-t-elle.

Évaluer la situation

Ce plan d’action comprenait 22 mesures allant de la rédaction d’au moins un texte par semaine à la révision des programmes de français, en passant par des séances de lecture quotidiennes, davantage de soutien pour les enseignants et la révision des programmes de formation à l’université.

Plutôt que de repartir de zéro, le ministre Bolduc pourrait commencer par faire un état de situation afin de savoir quelles mesures ont été mises en place, affirme-t-elle.

Ce plan d’action n’était pas parfait, mais il permettait d’avoir une base sur laquelle s’appuyer, ajoute Mme Richard. «On était bien parti.»

Il n’a pas été possible jeudi d’obtenir de précisions concernant la mise en oeuvre de ce plan d’action auprès du ministère de l’Éducation. En campagne électorale, le Parti libéral s’était engagé à accentuer la promotion de la qualité du français dès l’école primaire.

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