La liberté de pensée et d’expression

Cette lettre n’a jamais été publiée parce qu’elle provient d’un groupe affichant ses orientations culturelles de croyances, ce qui constitue une forme d’anti-corruption idéologique et est interprété comme un risque de corruption idéologique.

Le texte contient toutefois des vérités applicables à l’échelle humaine et intrinsèquement liées à un des aspects de la réforme social mondiale : les culture religieuses!!!

Les croyances et religions sont des affaires restreintes.

La religion est un système d’organisation hiérarchisé, institutionnalisé et bureaucratisé afin de supporter le rassemblement de groupes de citoyens ayant des croyances communes.

Il ne faut pas confondre croyances et religion. Les croyances sont propres à chaque individu et font parti de sa nature, de sa culture, de son environnement humain et de son évolution. Rien n’empêche des gens de même croyances ou culture de se rassembler.

L’échec des religions réside dans le fait qu’elles tentent toutes, par corruption idéologique, par la violence ou la force des armes, de convaincre d’autres individus que leur groupe détient la vérité absolue, ce qui est hypothétique et théoriquement faux parce que ce genre de vérités est subjective, culturelle et circonstancielle.

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http://assohum.org/2014/09/lettre-au-devoir-jamais-publiee/

La liberté de pensée et d’expression

La Déclaration d’Oxford

Les participants au Congrès humaniste mondial et à l’Assemblée générale de l’Union internationale humaniste et éthique ont adopté les 10 et 11 août dernier, à Oxford (R-U.), une déclaration sur la liberté de pensée et d’expression dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La version française intégrale de ce texte a été produite par l’Association humaniste du Québec*. Compte tenu de la pertinence de ce document ancré dans l’actualité, il nous est apparu important d’en exposer la substance aux lecteurs du Devoir.

« Partout dans le monde et de tout temps, peut-on lire dans le préambule, la liberté de pensée et la liberté d’expression se sont révélées essentielles à l’épanouissement de l’être humain, mais, à chaque génération, de nouvelles menaces ont mis en péril ces libertés fondamentales. »

En publiant la Déclaration d’Oxford, les humanistes témoignent de leur attachement indéfectible à la liberté individuelle et dénoncent les abus dont sont victimes un nombre grandissant de citoyens privés de leur liberté de conscience, de croyance, d’opinion et d’expression. « La liberté de pensée et de croyance est un seul et même droit »,inhérent à la dignité humaine. En conséquence :

« Nulle part on ne peut forcer quiconque à adopter ou à abandonner une croyance. […] Contraindre des individus à se soumettre à des idéologies officielles ou à des doctrines religieuses est une forme de tyrannie. […] »

Les exemples de tels abus abondent et font les manchettes : persécution des chrétiens ou des Yazidis en Iraq, conversion forcée des lycéennes nigériennes par les islamistes du groupe Boko Haram, siège du village d’Amerli (Iraq) visant à affamer les villageois pratiquant une religion différente de celle des villages environnants, assimilation des athées à des terroristes en Arabie saoudite, emprisonnement et exécution des apostats en Iran, etc. Triste actualisation de l’injonction médiévale « crois ou meurs ».

« Le droit à la liberté d’expression a une portée planétaire. […] Aucun chauvinisme nationaliste ni aucun sentiment d’insécurité nationale ne doivent priver l’ensemble de la communauté humaine des bénéfices qu’offrent les nouvelles technologies, les grands moyens de communi­cation, les médias sociaux et l’accès personnel aux réseaux d’échange transnationaux. […] »

Censurer les grands moyens de communication moderne, comme le font les régimes autoritaires, va à l’encontre de la liberté d’expression, du droit à l’information et de l’accès à la connaissance.

« Ne pas être exposé à des propos offensants ou à des opinions contraires aux siennes n’est pas un droit. […] Exprimer son opposition à des croyances, y compris sur le ton de la satire et de la moquerie ou en les condamnant sous quelque forme ou dans quelque média que ce soit, fait partie du discours critique. […] La meilleure façon de faire connaître son désaccord envers un point de vue que l’on ne partage pas est d’exposer le sien. La violence et la censure ne sont jamais des réactions légitimes. […] »

Sont visés ici l’épisode des caricatures de Mahomet et les lois anti-blasphème. Mais il faut y voir également une critique envers les pays qui cherchent à faire reconnaître par les instances internationales, dont l’ONU, le concept de « diffamation des religions » dans le but exprès de criminaliser le blasphème et d’inscrire ce « crime » dans le droit international. Cette initiative heurte de front la liberté d’expression, au cœur de toute démocratie digne de ce nom.

La critique d’une religion est parfaitement légitime dans un pays démocratique. Une société laïque garantit la liberté de culte, mais garantit aussi l’indiffé­rence en matière de religion. Les théocraties, en opposant un barrage systématique à la laïcité, sont des sociétés fermées. La charte du Hamas stipule que « l’idée laïque, qui signifie la non-religion, est incompatible avec l’idée religieuse ». Cette fermeture à la laïcité est une position idéologique contraire à l’esprit humaniste.

« Un État ne doit pas restreindre la liberté de pensée et d’expression simple­ment pour éviter que le gouvernement fasse l’objet de critiques. Les États qui considèrent comme un crime le fait de critiquer les politiques gouvernementales ou les leaders du pays, et qui voient dans cette critique des actes de trahison ou de sédition, voire une menace à la sécurité nationale ont à leur tête des tyrans qui recourent à la censure et exercent le pouvoir en fonction de leurs seuls intérêts. […] »

Il ne manque pas d’exemples de régimes où la liberté d’expression est ainsi bafouée. Même une société démocratique n’est pas à l’abri de telles dérives anti-démocratiques lorsque l’idéologie et les intérêts des détenteurs du pouvoir prennent le pas sur les valeurs démocratiques d’ouverture, de transparence et de responsabilité.

« La liberté de croyance est absolue, mais une croyance ne confère pas pour autant une liberté d’action absolue. […] La liberté de croyance ne saurait légitimer le non-respect des lois fondées sur les principes de non-discrimination et d’égalité. […] »

Aucune tradition religieuse, aucune croyance ne saurait justifier la discrimination, que celle-ci soit raciale, religieuse, sexuelle, homophobe ou autre. Croire ne donne pas tous les droits.

Après avoir rappelé ces quelques grands principes humanistes, les délégués réunis à Oxford ont exhorté les gouvernements à faire la promotion de ces valeurs pour le plus grand bien de l’humanité.

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* http://assohum.org/category/actualites/

Jean Delisle,

Gatineau

Membre de l’Association humaniste du Québec

http://artsites.uottawa.ca/jdelisle/

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